Relations économiques entre la Chine et le Maghreb

La Chine et ses relations économiques avec les pays du Maghreb : où en sommes nous ?

25 novembre 2005

Le Maroc et l’Espagne s’associent pour contrer la Chine

  La tornade asiatique et l’ALE avec les Etats-Unis ont changé la nature de la relation entre le Maroc et l’Espagne.vendredi 15 avril 2005.

“Maintenant, les Espagnols ne nous perçoivent plus comme des concurrents,

Le Maroc veut sauver son industrie textile.

mais comme des partenaires”, affirme Salah Eddine Mezouar, ministre du Commerce et de l’Industrie, qui devait clôturer hier, mercredi 13 avril, une visite de trois jours à Valence, consacrée à la promotion des secteurs du textile, du cuir et de la chaussure. Cette visite, à laquelle ont participé les représentants de l’Amith et de la Fédération des industries du cuir (FEDIC), était organisée par le Centre euroméditerranéen de coopération des entreprises. Ce sont en effet les Espagnols qui ont invité les Marocains à venir parler des opportunités d’investissement dans les secteurs en question dont le but d’aboutir à des partenariats.

Une usine « impressionnante »

Le développement du textile et du cuir est une priorité dans cette nouvelle complémentarité maroco-espagnole. Et pour cause, le textile représente 43% des exportations marocaines vers l’Espagne contre 4% pour le cuir. Le textile absorbe également 19% des importations marocaines. La ventilation des échanges entre les deux royaumes montre que la complémentarité existe déjà. Le Maroc achète à l’Espagne la matière première, c’est-à-dire les tissus et le cuir, qu’il transforme en produits finis avant de les réacheminer vers les acheteurs ibériques. Autrement dit, les mécanismes de la sous-traitance existent et sont puissants.

Ce qui manque aux opérateurs marocains, c’est le savoir-faire en matière technologique et les méthodes de préservation de l’environnement. Mardi 12 avril, la délégation marocaine a visité une tannerie, dans les environs de Valence. L’usine Incusa produit 100.000 mètres carrés de peaux par mois en utilisant des méthodes sophistiquées dans le lavage, la préservation et la fabrication. Approvisionnée par les quatre coins du monde, l’usine livre la moitié de sa production à l’export. La délégation marocaine s’est dite “impressionnée” en apprenant qu’Incusa dispose de sa propre station de production d’électricité et qu’elle en tire aussi profit en vendant l’excédent d’énergie. Les grosses machines d’épuration des eaux et de la récupération de la vapeur atténuent les dégâts sur l’environnement. “C’est ce savoir-faire qui nous manque et qui permettra de mieux exploiter la matière première”, estime Hassan El Alaoui, président de la Fedic. Le même jour, la délégation marocaine a visité le Centre technique du textile (AITEX) dans la ville d’Alcoy, à une heure et demie de Valence. Là encore, les techniques utilisées dans l’analyse des fibres, du poids et de la texture ont impressionné plus d’un.

Convention sur les tailles et normes

Ce laboratoire contient plusieurs ailes, dont chacune traite un aspect particulier du tissu. Le service est payant et il est sanctionné par un label qui retrace les caractéristiques du tissu et son respect des normes. D’ailleurs, le ministre Mezouar a sollicité l’aide des patrons du centre pour mettre en place un laboratoire aussi performant au Maroc qui devrait accompagner la mise à niveau des entreprises. Les Espagnols sont prêts à étudier ce projet.

Hier, dernier jour de la visite, la délégation marocaine devait faire des exposés sur les potentialités des secteurs textile et cuir ainsi que les nouvelles voies qu’ouvre l’accord de libre-échange avec les USA. Côté textile, l’Amith a signé mardi dernier un accord de coopération avec l’Association espagnole des fabricants des produits de la mode infantile (ASEPRI). Cet accord incite les deux partenaires à utiliser les mêmes concepts, normes et outils de travail. “En matière de qualité, les Espagnols vont mettre à notre disposition des mannequins articulés, avec des tailles et des mesures normalisées afin de contrôler la confection marocaine”, explique Mohamed Tazi, directeur général de l’Amith (qu’il ne faut pas confondre avec Karim Tazi de Richbond, le président de l’association). “C’est la première fois que nous signons une telle convention avec un pays de l’Afrique du Nord”, conclut Iñaki Mataix, président de l’Association espagnole.

Regroupements régionaux

Un des messages-clés de cette visite aura été de promouvoir l’idée des regroupements regionaux dans une logique win-win. Le Maroc a besoin du savoir-faire espagnol. Et l’Espagne cherche à réduire ses coûts de production pour reconquérir le marché américain où elle a beaucoup régressé en raison de l’appréciation de l’euro et de la concurrente chinoise. Dans cet esprit, les regroupements constitueront une “impressionnante force de frappe”. “Aujourd’hui, aucun pays ne vit dans le confort. Tout le monde est entré dans l’arène”, explique le ministre Mezouar. Les Espagnols partagent la même vision. “L’internationalisation des entreprises, plus particulièrement les PME, est un sujet de grande importance”, considère Rafael Ferrando, président de la Confédération des organisations d’entrepreneurs de la région autonome de Valence. “La résistance aux Chinois est un enjeu majeur pour les pays de la Méditerranée”, ajoute un autre membre de la Confédération espagnole. Les accords de l’OMC interdisent les restrictions d’échanges. Alors, que faire face à cet invité encombrant et conquérant ?

L’internationalisation n’est pas la seule solution, estiment les Espagnols. Il est tout aussi crucial d’assainir le circuit de la commercialisation et d’obliger les Chinois à respecter la loi de propriété industrielle. Sinon, les dégâts causés par la contrefaçon seront colossaux.

Par Nadia LAMLILI, leconomiste.com

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Rabat and Beijing Determined to Settle Down Textile Issue

2005-05-24 08:47

Mr. Mustapha Mechachouri, Minister for Foreign Trade of Morocco, stressed at the seminar of Casanova Entrepreneurs Association that both China and Morocco decided to seek for an appropriate method to settle down the issue of China's exports to Morocco especially exports of textiles and porcelain through negotiation and dialogue, Yu Guangzhou, Vice Minister of Commerce of China, led a delegation to take part in the Seminar. Concerning the negative impact of Chinese export commodities on the economy of Morocco, Mechachouri hoped to create an environment of mutual understanding and joint negotiation, he said that Chinese delegation was very much concerned about it and earnestly heard of the suggestions.

Chinese ambassador to Morocco participated the Seminar. Mr. Mustapha Mechachouri expressed his wish of developing the cooperation partnership among Morocco, China and EU, believing that the Seminar cleared many issues under the framework of dialogue and put forward the suitable methods of solving existent problems.

Mr. Yu Guangzhou said that China highly emphasized the friendship between China and Morocco and bilateral trade and economic cooperation, advocated to take opening and fair policies to solve trade issues between the two countries. He hoped Morocco enterprises to establish partnership in China and paid his attention to the concerned issues by people in economic community in Morocco who faced with difficulties, meanwhile, said that he would give support and assistance to enhance the fruitful cooperation relations in many fields between the two countries and encouraged trade liberalization and the simplification of political procedures.

The Vice Minister stressed that both China and Morocco would abide by regulations together, suggested to expand the cooperation to the areas of phosphate and products and fishing. He affirmed that in order to guarantee the economic benefit of Morocco, China has taken a series of measures and ways to limit exports of some commodities to Morocco.

Vice-Chairman of the Association said that the meeting created a cooperative atmosphere, contributing to the putting forward of concerned issues by chambers of commerce of some industries.

Bilateral trade between China and Morocco increased obviously in recent years, in 2004, Morocco's imports from China amounted to 6.613 Dirham, and 4.656 Dirham in 2003. But its exports to China reached 441 Dirham in 2004 and 631 Dirham in 2003.

(Source: The Economic and Commercial Counsellor's Office of China in Morocco)

http://yuguangzhou2.mofcom.gov.cn/aarticle/activity/200505/20050500097926.html

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09 décembre 2005

Relations entre la Chine et l'Algérie

Texte tiré de : http://www.china.org.cn/french/100417.htm

china


RELATIONS EXCELLENTES ENTRE LA CHINE ET L'ALGERIE

« Depuis l'indépendance de l'Algérie, les excellentes relations politiques entre les deux pays nous ont permis, durant quatre décennies, de faire des choses importantes", a déclaré le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia, lors d'une interview accordée à la presse chinoise à la veille de la visite du Président Hu en Algérie.

 

RELATIONS POLITIQUES 

Nos deux nations liés à l'amitié traditionnelle se prêtent aide et soutien dans la lutte pour la libération et l'édification du pays.

--Septembre 1958, fonda le gouvernement provisoire algérien qui fut immédiatement reconnu par la Chine nouvelle. Et le 20 décembre de la même année, nos deux pays ont noué les relations diplomatiques.

--1962, l'Algérie accéda à l'indépendance, la coopération amicale avec la Chine entre dans le développement complet sur les plans politique, économique, militaire, culturel et sanitaire etc.

--Début des années 70, l'Algérie était l'un des pays promoteurs dans le retour de la Chine aux Nations-Unies et soutient toujours fermement à la réunification chinoise.

--Avril 1997, les ministères des AE de nos deux pays ont signé un « Accord de consultations politiques régulières ».

--Octobre 2000, Un Communiqué conjoint sur les rapports bilatéraux de parteniariat a été signé à Beijing par le Président Jiang Zemin et son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika lors de sa visite d'Etat en Chine.

VISITES RICIPROQUES DE HAUT RANG : 

Les excellentes relations sino-algériennes sont marquées par de fréquentes visites réciproques des chefs d'Etat et de gouvernement, de ministres et personnalités de haut rang comme ce squi suit :

DU COTE CHINOIS EN ALGERIE 

--1963 et 1965, le Premier ministre Zhou Enlai ; --1963 et 1964, Chen Yi, vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères ; --1978, Geng Biao, vice-premier ministre ;

--1980, Mme Chen Muhua, vice-premier ministre ;

--1982, Peng Chong, vice-président de l'Assemblée populaire nationale (APN) ;

--1982, Zhao Ziyang, Premier ministre ;

--1984, Xi Zhongxun, secrétaire du secrétariat du Comité central du Parti communiste chinois ;

--1985, Tian Jiyun, vice-Premier ministre;

--1987, Wu Xueqian, conseiller d'Etat et ministre des AE;

--1990, Qian Qichen, conseiller d'Etat et ministre des AE;

--1997, Jiang Chunyun, vice-Premier ministre;

--1998, Qian Qichen, vice-premier ministre et ministre des AE ;

--1999, le président de la République Jiang Zemin ;

--Juin 2000 à Genève, le vice-premier ministre a rencontré Noureddine Boukrouh, envoyé spécial du Président Bouteflika et ministre des petites-moyennes entreprises industrielles ;

--Novembre 2000, Chi Haotian, conseiller d'Etat et ministre de la Défense.

--31 octobre-3 novembre 2001, Li Peng, président de l'APN sur invitation du président de l'Assemblée nationale Ben Salah ;

--janvier 2002, Zhou Keren, vice-ministre du commerce extérieur et de la Coopération économique ;

--mars 2002, Ma Wenpu, chef adjoint du Département de liaison internationale du CC du PCC ;

--25-27 août, Zhu Rongji, Premier ministre qui a eu des entrevues avec le Président Bouteflika et son homologue alégrien Ali Benflis;

--Septembre 2002, Wu Jichuan, ministre de l'Industrie informatique .

DU COTE ALGERIEN EN CHINE 

--1960, M. Mohamed Cherif Abbas, Premier ministre du gouvernement provisoire d'Algérie ; M. Belkhadem, vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères ; --1971 Bouteflika, ministre des affaires étrangères ; --1974 Houari Boumédiène, Président de la République ; --1981 Belayate, vice-président de l'Assemblée nationale populaire (ANP);

--1982 Chadli Bendjedid, président de la République ; --1985 Mesadia, responsable du secrétariat central permanent du Front démocratique ; --1991 Belkhadem, président de l'ANP ; --Décembre 1991 Atrus, ministre de la Culture ; --1992 Cladi, secrétaire d'Etat aux recherches scientifiques ;

--1994 Denbli, ministre des affaires étrangères ;

--1996 Liamine Zéroual, Président de la République ;

--Octobre 2000 Abdelaziz Bouteflika, présent à la lère Conférence du Forum Chine -Afrique tenue à Beijing et en visite d'Etat au cours de laquelle il a signé avec le Président Jiang Zemin le Communiqué conjoint sino-algérien et assisté à la signature de plusieurs accords de coopération économique et technique. Il était accompagné d'Abdelaziz Belkhadem, ministre d'Etat des AE et de Noureddine Boukrouh, ministre des petites-moyennes entreprises.

COOPERATION ECONOMIQUE ET COMMERCIALE 

Depuis l'indépendance en 1962, l'Algérie a conclu avec la Chine des accords de coopération économique, commerciale, scientifique et technique. Les deux gouvernements ont créé des commissions mixtes concernées qui ont tenu les sessions à 4 reprises.

Rien qu'en 2002 ont été signés « l'Accord sur la coopération économique et technique entre la Chine et l'Algérie », « Le Programme d'action pour 2003, 2004, 2005 dans le cadre de l'Accord culturel sino-algérien » et « Le Protocole sur l'envoi des équipes médicales en Algérie » etc.

Les relations bilatérales sont marquées par une coopération multiforme en pleine expansion. En effet, de multiples missions se sont succédées, complétant ainsi le dispositif médico-sanitaire mis en place au fil des années dans certains départements de l'intérieur de l'Algérie, élargi par la suite à d'autres secteurs.

--Les échanges commerciaux ne cessent de s'élargir dès les années 80, comme en 1982, le volume avait réalisé 170 millions de dollars. Et en 2000 et 2001, il a atteint respectivement 198,85 millions et 292 millions dont 70 millions d'importations en Chine.

--Dès 1980, des sociétés chinoises sont entrées au marché algérien de prestations et s'activent notamment dans la production agricole, les travaux hydrauliques et la construction des hôtels etc.

--De nombreux chantiers d'édification sont réalisés et d'autres en cours de concrétisation dans plusieurs régions par des entreprises chinoises, par exemple l'Hôtel de l'aéroport d'Alger en 1998, la rénovation de l'unité de céramique de Guelma (500km à l'est d'Alger), la réalisation en cours de 55.000 logements et l'achèvement des travaux à l'Hôpital d'Oran (500km à l'ouest d'Alger).

--La coopération bilatérale existe également dans le secteur du pétrole, la société chinoise des hydrocarbures ayant signé en octobre 2002 un contrat de développement du gisement pétrolier de Zarzatine, dans le sud algérien, d'un montant global de 525 millions de dollars. Ce projet devrait s'achever en 2008.

D'AUTRES SECTEURS DONT CULTURE ET SANTE 

Les deux parties ont conclu une vingtaine de programmes d'échanges et protocoles de coopérations sur la culture, l'éducation, la santé, les sports, et la presse etc.

--Depuis 1963, la Chine a commencé à envoyer des équipes médicales en Algérie, soit 2 200 médecins et infirmières au total. En 2001, 92 personnels chinois travaillent dans des services médicaux.

--Aujourd'hui il y a 23 étudiants algériens dans des universités chinoises.

DEUX ADRESSES POUR REFERENCE :

--AMBASSADE DE CHINE EN ALGERIE 

Monsieur Ambassadeur : Wang Wangsheng

34 Boulevard des Martyrs ALGER

Tel: (00213£­21) 692724, 692926

Fax: (00213£­21) 693056, 693082

Email: CHINEAMB@IST.CERIST.DZ

--AMBASSADE D'ALGERIE EN CHINE

Monsieur Ambassadeur: Madjid Bouguerra

7 Sanlitun lu, Beijing

Tel : (008610) 65 32 12 31

Fax: (008610) 65 32 16 48

CI-JOINT : ALGERIE ET QUELQUES DONNEES 

Pays africain occupant la partie centrale des montagnes de l'Atlas, l'Algérie est cette «île du Couchant» - en arabe, Djezirat al-Maghreb - que les conquérants venus d'Orient découvrirent entre les rivages verdoyants de la Méditerranée et l'étendue aride du Sahara. Elle couvre 2 381 741 km2 et présente, sur 1 800 km du nord au sud, une succession de zones contrastées. La partie septentrionale forme une lisière, large seulement de 200 km, en bordure de la Méditerranée. C'est l'Algérie «utile», fortement marquée par la présence humaine depuis la plus haute Antiquité. Elle est soulevée par les barres parallèles des Atlas tellien et saharien, qui enserrent une région de hautes plaines. Au sud de cette lisière, sur quelque 1 600 km de profondeur, s'étale l'immense désert du Sahara, surélevé au sud-est par le massif du Hoggar. Cet héritage saharien a eu une conséquence heureuse: la richesse de l'Algérie indépendante en pétrole et en gaz.

POPULATION

L'Algérie est un pays jeune. En 1999, les moins de 15 ans y représentaient près de 40 % d'une population totale estimée à 30,8 millions de personnes, bien que le taux d'accroissement naturel annuel, qui était de 3,16 % en 1983, soit passé à 2,4 % en 1997. Une des conséquences de cette pression démographique est l'émigration importante vers l'Europe, notamment vers la France, qui accueille la moitié des 1 800 000 Algériens émigrés.

La quasi-totalité (96 %) des Algériens est regroupée dans la frange nord d'un pays en grande partie désertique, et un peu plus de 52 % d'entre eux vivent dans les villes. L'agglomération d'Alger, la capitale, compte 2 millions d'habitants [1997]. C'est le plus important pôle d'attraction pour les populations rurales de tout le pays. La campagne environnante - la Mitidja et les collines du littoral - est aujourd'hui rongée par une urbanisation sauvage. Un phénomène comparable se produit à Oran (610 380 h.), à Constantine (344 454 h.) ou à Annaba (239 975 h.), dont les agglomérations comptent un nombre d'habitants bien supérieur à celui de chaque cité intra-muros. L'Algérie ne comporte pas moins de douze villes de plus de 100 000 h.

INSTITUTION

Selon la Constitution, amendée en 1989, l'exécutif est assuré par le président de la République, élu pour cinq ans au suffrage universel et rééligible, et par le Premier ministre; une chambre unique, l'Assemblée populaire nationale, est élue pour cinq ans au suffrage universel. Au plan des communes, le pouvoir législatif est représenté par une assemblée populaire communale (APC), élue au suffrage universel, qui élit en son sein un exécutif. Dans les 48 wilayas, si les assemblées populaires sont élues au suffrage universel, l'exécutif présidé par le wali est nommé par l'état.

Le président de la République Abdelaziz Bouteflika élu le 15 avril 1999. Et le Premier ministre et ministre de la Défense : Ali Benflis depuis le 26 août 2000.

CIVILISATION

La tradition arabe rurale d'expression dialectale existait avant l'indépendance, le mouvement nationaliste a ajouté, dans sa volonté de retrouver des racines et de construire une identité commune à l'intérieur de la «nation» arabe, la langue arabe littéraire du Moyen-Orient. Or la distance qui sépare le niveau de l'expression littéraire et savante de celui de l'expression courante est très grande en arabe. D'un côté, la langue littéraire, utilisée à l'écrit et dans quelques types de communication orale (discours officiels, informations télévisées), n'a évolué dans aucune de ses règles essentielles depuis la révélation du Coran, au VIIe siècle de notre ère. De l'autre, l'expression orale courante passe par une grande variété de dialectes, qui se distinguent essentiellement en parlers citadins et en parlers ruraux - ces différences n'empêchant pas toutefois la compréhension réciproque. En outre, quelque 17 % d'Algériens - en Kabylie, dans les Aurès et au Mzab principalement - ont pour langue maternelle un dialecte berbère.

La politique d'arabisation, proclamée dès l'indépendance, a pour objectif la généralisation de l'emploi de l'arabe littéraire dans l'enseignement, l'administration, les entreprises, les associations et la production intellectuelle (médias officiels), à partir du 5 juillet 1998. Cette politique se heurte toutefois à une assez forte «résistance» de la langue française qui reste prépondérante dans de nombreux secteurs de l'administration et de l'économie, et dont l'usage, y compris à l'oral, est courant chez toute une partie de la population, notamment citadine, et des défenseurs de la culture berbère, essentiellement en Kabylie.

ECHANGES

Première richesse de l'Algérie, l'agriculture qui exportait à l'époque vin, blé, agrumes et liège, ne subvient plus aujourd'hui que pour un tiers aux besoins alimentaires du pays. Les conditions climatiques ne sont guère favorables, sauf sur une infime partie d'un territoire à 80 % désertique, et à 10 % recouvert par la steppe. Dans les 10 % restants, seul un tiers est constitué de plaines et de vallées suffisamment fertiles, mais menacées par l'urbanisation et la dégradation des sols, et souffrant souvent de la faiblesse de l'irrigation.

L'Algérie s'est dotée d'infrastructures de qualité tant en ce qui concerne la distribution électrique que les transports. Un réseau routier d'une densité inconnue dans le tiers-monde, des transports aériens intérieurs et extérieurs relativement développés facilitent la circulation des hommes et des marchandises. Des retards ont toutefois été pris, notamment dans les plus grandes villes, en matière d'urbanisation et d'adduction d'eau.

Depuis 1967, la part des hydrocarbures dans les exportations devient de plus en plus hégémonique; dans les importations, c'est la part des produits alimentaires et des biens de consommation qui ne cesse de croître. En 1998, les exportations du pétrole et du gaz ont atteint 9,66 milliards de dollars, soit 96% des exportations totales du pays. Et en 2000, l'Algérie commerce notamment avec les pays de l'OCDE qui occupent 87,53% de ses exportations. La France reste son premier partenaire commercial : 4,3 milliards de dollars en 2000, devant les états-Unis, l'Italie et l'Allemagne.

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10 décembre 2005

Chinese, Tunisian Presidents Hold Talks in Tunis

Visiting Chinese President Jiang Zemin Tuesday proposed to strengthen contacts with Tunisia at all levels, especially those high-level ones, so as to promote mutual understanding. Jiang, who flew in Tunis earlier Tuesday from Abuja of Nigeria for again next year. a state visit, invited Tunisian President Zine al-Abidine Ben Ali, in their talks here Tuesday afternoon, to visit China jiang_tm

Visiting Chinese President Jiang Zemin Tuesday proposed to strengthen contacts with Tunisia at all levels, especially those high-level ones, so as to promote mutual understanding.

Jiang, who flew in Tunis earlier Tuesday from Abuja of
Nigeria for a state visit, invited Tunisian President Zine al-Abidine Ben Ali, in their talks here Tuesday afternoon, to visit China again next year.

Jiang hopes to open new areas for bilateral cooperation

He also suggested that the two countries continue to open up new areas for bilateral economic and trade cooperation, and explore new forms of cooperation to enrich bilateral relations.

The two sides should also strengthen consultations and coordination on international arena, in a bid to jointly safeguard the just rights of both sides and those of the developing nations, Jiang said.

He said his ongoing visit would serve to increase mutual understanding and trust, and help enhance the further growth of the Sino-Tunisian friendly ties of cooperation.

Speaking highly of bilateral cooperation, Jiang said since the two countries forged diplomatic ties 38 years ago and no matter how the international situation changes, both sides have always respected and supported each other, cooperated sincerely and joined hands in development and scored remarkable progress in political, economic, cultural and health-care sectors.

China and Tunisia, both as developing nations, have reached extensive consensus on major international and regional issues and cooperated in a good way, he said.

Describing the Tunisian people as China's sincere friends, Jiang said it is the Chinese government's set policy to strengthen the China-Tunisia friendly cooperation in an overall way.

Bilateral relations proceeding swiftly

At present, he said, the world multi-polarization and economic globalization are growing in an in-depth way and the two countries should further tighten cooperation to make bilateral ties score a new high in the new century.

On bilateral economic and trade ties, Jiang said the cooperation is expanding and both sides should continue to make joint efforts to explore new areas and new ways.

Ben Ali said the two countries have enjoyed a traditional friendship and the Tunisian people are developing a dear and respectful feeling towards the Chinese.

Since his last visit to China in 1991, bilateral relations are proceeding swiftly and he is convinced Jiang's visit will give bilateral friendly cooperation a new push, he said, adding he accepted Jiang's invitation to visit China again next year.

He said in the past years, China has made positive contributions to Tunisia's economic growth and Tunisian people thanked the Chinese people for their assistance projects in the country's remote areas in the fields of agriculture and infrastructure, which have helped improve the local living conditions and economic development.

He fully agreed upon Jiang's proposals on reinforcing bilateral ties, especially those on economic and trade cooperation, Ben Ali said, noting that the Tunisian side will collaborate with the Chinese side to make such cooperation better cater to bilateral political relationship.

During the talks, both sides briefed on their respective political and economic situation.

Jiang stressed that both China and Tunisia are exploring ways of development that better fit their own circumstances and one of China's successful experiences is to do a good job in handling the relations among the reform, development and stability.

Ben Ali said the Tunisian people should learn from China's successful experiences in developing its economy.

Both sides on international issues

Both sides also exchanged views on international and regional issues, especially on the Middle East issues, and agreed to be against Israel's military strike against Palestine. They urged Israel to immediately implement relevant resolutions of the U.N. Security Council and pull out of the Palestinian areas.

Jiang noted that China, as permanent member of the Security Council, has always supported the Middle East peace process and made positive contributions to ease the regional tension.

China is ready to maintain close contacts and consultations with Arab nations, including Tunisia, to continue to contribute to an early settlement of the Middle East issues.

Seven documents signed

After the talks, the two sides signed seven documents, respectively on China's offering of interest-free loan to Tunisia, economic and technological cooperation, maritime transportation, civil aviation transportation, avoidance of double taxation and prevention of evasion with respect to tax, implementation plan of cultural cooperation for the years of 2002, 2003 and 2004, as well as China's sending medical team to work in Tunisia.

The two leaders both presided over the signing ceremony.

In the evening, Ben Ali hosted a banquet in Jiang's honor.

Tunisia is the fourth leg of Jiang's two-week five-nation trip, which will finally take him to
Iran on April 18. Jiang had just ended his state visit to Germany, Libya and Nigeria.



China and Tunisia
I. Political Relations
China established diplomatic relationship with Tunisia on January 10, 1964. The friendly cooperative relationship between the two countries in all fields is developing steadily. Tunisia attaches importance to the relationship with China, follows China's reform and open policy with interest, maintains high-level visits and other exchanges and develops cooperative partnership with China.

II.Trade
Bilateral trade has been developing steadily. China has provided certain amount of economic aid to Tunisia since 1959. In 2000, the total bilateral trade volume approached US$98.915 million. China mainly exports tea and light industrial products while imports phosphate fertilizer.

III. Exchanges and Cooperation in Culture, Education, Health and Sports
The two governments signed an agreement on cultural cooperation in 1979. Tunisian Foreign Minister visited China in May 1999, and signed The 7th Executive Program of 1999, 2000 and 2001 in accordance with the Agreement on Cultural Cooperation between the two governments.

For more information, please visit
Ministry of Foreign Affairs

http://english.people.com.cn/200204/17/eng20020417_94210.shtml

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18 décembre 2005

China welcomes anything that sells well from Morocco

BEIJING, Aug. 26

 China is ready to welcome more Moroccan products to its market and hopes to raise the level of trade and economic cooperation between the two countries to a higher level, a leading Chinese trade official said here Monday.

 The official from China's Ministry of Foreign Trade and Economic Cooperation (MOFTEC) said on the eve of Chinese Premier Zhu Rongji's visit to Morocco that China welcomes all Moroccan products that can sell well into its market.

 "China is opening its market wider to the outside world since it became a member of the World Trade Organization," said the official who refused to be named. "We hope to work with the Moroccan side to push forward the trade and economic cooperation between our two countries."

 China and Morocco established full diplomatic relations in November 1958. Over the past 40 years, two-way trade has grown steadily and economic cooperation has also progressed "satisfactorily", said the official.

 Chinese figures show that bilateral trade between China and Morocco reached 384 million US dollars in 2001, up 14.3 percent year on year. China exported about 300 million US dollars worth ofelectronic products, machinery, tea, textile products and garmentsto Morocco, and bought about 84.35 million US dollars worth of phosphate fertilizer and cobalt ore in sand form in 2001.

 The fishing industry is a good example of economic cooperation between the two countries, said the official.

Chinese aquatic products companies began to establish joint ventures with Moroccan companies in 1988, and more than 20 fishing companies have so far been set up. China's investment in those ventures has totaled 150 million US dollars.

 Those 20-plus joint ventures now own more than 80 ships, and have handed over some 25 million US dollars worth of taxes to the government of Morocco. Those ventures also employed more than 2,000 Moroccan workers.

 In addition, Chinese businessmen have established five processing ventures in Morocco. They include a steel wire factory,a motorcycle assembly works and a garment factory.

 Since 1961, China has also offered different kinds of assistance to Morocco including the construction of a sports facility in Rabat, the provision of mash gas on an experimental basis, mulberry planting and silkworm raising skills, among others.

 Morocco was one of the first African countries to sign a governmental trade pact with China. The two countries have since signed a number of trade and investment agreements.

 "We attach great importance to developing trade and economic cooperation with Morocco," said the official. "Under the principleof equality, mutual benefit and common development, we hope to work with the Moroccan side and seek new cooperative projects to push forward bilateral cooperation."

http://www.china-project.com/en-end/aug%6026a.html

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27 décembre 2005

Morocco willing to expand trade relations with China: minister

Morocco hopes to further develop trade relations with China, Morocco's Minister of External Commerce Mustapha Mechahouri said Tuesday in Rabat.

Morocco, which is trying to diversify its trade partners, should value its trade relations with China, one of the most important trade partners in the world, Mechahouri said before the parliament.

Expanded bilateral trade relations will also facilitate Moroccan products' entry into the Chinese market, the minister added.

To promote bilateral trade relations and create favorable an environment for investment, a trade council between the two countries was set up in 2001, according to Mechahouri.

The minister believed Chinese goods' entry into the Moroccan market is an embodiment of economic globalization, and will not, nor should be subject to bias in any forms.

Mechah

http://english.people.com.cn/200410/27/eng20041027_161777.htmlouri, who visited China in July this year, said Chinese enterprises are intensely interested in Morocco and willing to invest or open businesses in this country.

Moroccan enterprises should also take an more active approach to exploring the vast Chinese market, the minister said.

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02 janvier 2006

La vigueur des échanges commerciaux et l’amélioration de l’investissement dans les pays de l’OCDE auraient un impact positif sur

Nous avons également pu étudier le cas de l’économie marocaine à travers un article assez riche.

http://www.lopinion.ma/article.php3?id_article=10331


l_opinion
article intégrale :

La vigueur des échanges commerciaux et l’amélioration de l’investissement dans les pays de l’OCDE auraient un impact positif sur l’économie mondiale
Au Maghreb, une croissance moyenne de 3,8 % en 2005

Selon les dernières estimations établies par le FMI, la croissance de l’économie mondiale devrait s’établir à 4,3% en 2005, après 5,1% en 2004. Elle continuerait d’être relayée par la vigueur de l’économie américaine et celle des pays d’Asie, notamment

la Chine. En

revanche, le démarrage de l’activité dans la zone euro demeure lent.

En 2006, l’activité mondiale demeurerait bien orientée. Elle devrait afficher un rythme identique à celui enregistré en 2005, bénéficiant de la vigueur des échanges commerciaux et de l’amélioration de l’investissement dans les pays de l’OCDE grâce à des conditions de financement toujours favorables et à la forte progression des résultats des entreprises.

Toutefois, ce scénario central n’est pas exempt de risques. En particulier, une nouvelle hausse des cours pétroliers, provoquée par une demande soutenue ou un accident sur l’offre, pourrait peser sur la croissance mondiale, tandis que ne peuvent être occultés les risques inhérents à l’accentuation des déséquilibres mondiaux (déficit courant américain record, importance des excédents chinois et japonais). Si ces déséquilibres persistaient, les conséquences seraient une remontée des taux longs, suivie d’une baisse des prix de l’immobilier aux Etats-Unis, d’une dépréciation du dollar et donc la possibilité d’une appréciation concomitante de l’euro. Ce sont là quelques données livrées par

la Direction

des Etudes et des Prévisions Financières (DPEF), dans une récente note de conjoncture. Détails. Poursuite du dynamisme de l’activité aux Etats-Unis.

En dépit de la hausse des prix pétroliers et des effets perturbateurs des ouragans Katrina et Rita, le dynamisme de l’activité aux Etats-Unis s’est poursuivi au troisième trimestre.

Ainsi, la progression du PIB, en rythme trimestriel annualisé, est ressortie à 4,3% après 3,3% lors du trimestre précédent. Cette évolution est consécutive au bon comportement de

la FBCF

(8,8%) et à la vigueur de la consommation des ménages (4,2%). En revanche, la contribution des exportations nettes a été négative, à -0,3 point contre +1,1% au second trimestre.

Le rythme soutenu de l’activité, conjugué à l’envolée des coûts énergétiques, s’est traduit par une hausse de l’inflation. Son taux s’est maintenu au dessus de 4% en octobre (4,3% en glissement annuel, après 4,7% en septembre). L’inflation sous-jacente, bien qu’en légère hausse, reste contenue, les entreprises n’ayant répercuté qu’une partie de l’augmentation du prix de leurs inputs dans leurs prix de vente.

Dans ce contexte,

la Réserve Fédérale

ne devrait pas sur- réagir aux risques inflationnistes et ne relèverait son taux directeur qu’à un rythme modéré.

Néanmoins, les incidences négatives des ouragans sont déjà reflétées dans les indicateurs conjoncturels publiés récemment et qui laissent augurer une certaine modération du rythme de progression de l’activité américaine. L’indice des directeurs d’achats pour le secteur manufacturier (ISM) a légèrement fléchi en octobre pour s’établir à 59,1 points contre 59,4 en septembre.

De son côté, l’indice de confiance des ménages, mesuré par l’Université du Michigan, s’est redressé à 81,6 points en novembre, après avoir atteint en octobre son plus bas niveau depuis plus d’une décennie. Le redressement de la confiance des ménages américains est conforté en partie par le redressement de la situation sur le marché de l’emploi, avec une baisse du taux de chômage à 5% en octobre, après 5,1% en septembre.

Compte tenu de ces évolutions, la croissance du PIB serait de 3,5% sur l’ensemble de l’année 2005, après 4,2% en 2004. Elle devrait se modérer légèrement en 2006, pour évoluer en ligne avec son potentiel de long terme, soit 3% et ce, malgré le soutien apporté par les dépenses d’investissement liées aux efforts de reconstruction des zones dévastées par les ouragans.

Consolidation de la reprise économique au Japon

Après une progression de 0,8% au deuxième trimestre et de 1,4% au premier trimestre, le PIB japonais n’a augmenté que de 0,4% au troisième trimestre 2005. Ce tassement de l’activité s’explique par un ralentissement du rythme de progression de la consommation des ménages (0,3% en variation trimestrielle contre 0,7% au second trimestre) et une contribution négative de la demande externe à la croissance (-0,1 point), compte tenu du renchérissement des importations occasionné par la hausse des cours pétroliers sur le marché international, et ce malgré des exportations plus soutenues.

Toutefois, les perspectives conjoncturelles demeurent favorables, corroborées par l’évolution récente de certains indicateurs.

C’est ainsi que l’indicateur avancé de l’économie japonaise s’est situé en zone d’expansion en septembre, après avoir atteint en août un plus haut niveau depuis plus de cinq ans. Ceci laisse suggérer un rebondissement de l’activité industrielle, notamment celle du secteur des composants électroniques, dont la forte intégration verticale aux circuits de production régionaux lui permet de bénéficier d’une demande chinoise en plein expansion.

L’orientation positive de l’activité devrait se poursuivre sur le reste de l’année 2005. Elle serait relayée en grande partie par le bon comportement de l’investissement des entreprises dont la situation financière s’est nettement assainie. De plus, les progrès réalisés en matière de réformes structurelles, notamment en ce qui concerne le marché de travail et la restructuration des entreprises et des banques laissent augurer une croissance économique durable à même d’entraîner une sortie proche de la déflation.

Dans ces conditions, le PIB nippon devrait se stabiliser autour de 2% en 2006, compte tenu du ralentissement de la consommation des ménages qu’occasionnerait la hausse des taux de

la TVA. En

effet, la consolidation des finances publiques et la réforme des retraites et du système de santé deviennent cruciales, dans un contexte de vieillissement de la population.

Léger redressement de l’activité dans la zone euro

Dans la zone euro, la croissance économique a nettement repris au troisième trimestre, progressant de 0,6% après 0,3% lors du précédent trimestre. Cette performance est attribuable au rebond des économies allemande et française (0,6% et 0,7% respectivement) et à la poursuite du dynamisme de l’activité en Espagne (0,8%).

La croissance dans la zone euro a été relayée par l’investissement privé qui semble avoir bénéficié de la reprise des exportations , favorisée par le recul de l’euro. De son côté, la consommation des ménages a stagné, affectée par le manque de dynamisme du marché du travail et les pertes de pouvoir d’achat des ménages induites par la hausse de l’inflation.

Cependant, les dernières données d’enquête laissent suggérer un rétablissement progressif des perspectives d’activité dans la zone euro. Ainsi, les indicateurs PMI se redressent, tant pour le secteur manufacturier (52,7 en octobre après 51,7 en septembre), que pour celui des services (54,9 contre 54,7). Cette amélioration s’est inscrite en ligne avec celle de l’indicateur du climat des affaires publié par

la Commission

européenne qui est repassé au- dessus de sa moyenne de long terme en septembre. Parallèlement, la confiance des ménages s’est légèrement améliorée en octobre, quoique se situant à un niveau relativement bas.

Mais, globalement, les conditions d’une amélioration de la croissance économique semblent réunies.

Sur le plan extérieur, le maintien d’une demande externe orientée à la hausse devrait soutenir les exportations de la zone euro, dans un contexte d’amélioration de la compétitivité- prix. Sur le plan intérieur, des conditions de financement très favorables et la progression soutenue des bénéfices des entreprises devraient permettre une reprise de l’investissement productif. Il serait suivi d’un renforcement de la consommation des ménages sous l’effet de la hausse des revenus disponibles.

En 2006, le PIB de la zone euro progresserait de 1,8% et les écarts de performance entre les Etats membres s’atténueraient quelque peu. Ces derniers s’expliqueraient en grande partie par les différences de croissance potentielle, ce qui reflète les difficultés rencontrées par certains pays pour mettre en oeuvre les réformes structurelles2. En outre, une meilleure coordination des politiques fiscales, complétée par des mesures d’assainissement des finances publiques, serait de nature à instaurer une dynamique de croissance soutenue dans la zone euro, avant que les défis liés au vieillissement de la population ne se matérialisent. Légère modération de la croissance dans les pays émergents

La croissance économique demeurerait favorable dans les pays émergents et en développement, mais serait moins vigoureuse qu’en 2004. Elle s’établirait alors à 6,4% en 2005 et à 6,1% en 2006 contre 7,3% en 2004. Ce léger repli serait consécutif en particulier à une modération du rythme de progression du commerce mondial et à la prudence des principales banques centrales, afin de faire face à la hausse des prix du pétrole.

L’Asie en développement conserverait un rythme de croissance supérieur à celui des autres régions, bien que la plupart des économies accusent une relative modération de leur niveau d’activité, en raison du ralentissement de la demande extérieure et du renchérissement de leur facture énergétique. Le PIB de cette région croîtrait de 7,8% en 2005 et de 7,2% en 2006.

maintiendrait une croissance rapide (9% en 2005 et 8,2% en 2006), tirée par la progression des exportations. Dans le sillage des engagements pris dans le cadre du protocole d’accès à l’OMC, la dynamique des réformes financières dans ce pays devrait renforcer la solvabilité du secteur bancaire et améliorer la gouvernance des entreprises chinoises.

La Chine

La dynamique haussière de l’activité dans les pays émergents d’Europe observée en 2004 pourrait être freinée en 2005 dans le sillage de la modération de la croissance mondiale. Le PIB de ces pays progresserait de 4,3% après 6,6% en 2004, affecté par le tassement de la demande européenne et l’effet retardé de l’appréciation de leur monnaie. Néanmoins, la spécialisation acquise grâce aux investissements réalisés par les entreprises européennes, notamment allemandes, a permis aux pays d’Europe centrale et orientale de répondre à une demande mondiale vigoureuse dans les secteurs des biens d’équipement et des machines. Globalement, ces pays présentent d’importantes fragilités liées à l’ampleur des déséquilibres des comptes publics et courants qui pourrait faire obstacle à la poursuite de leur convergence réelle vers les pays de l’Union européenne à 15.

verrait son PIB ralentir à 5,5% en 2005 et 5,3% en 2006, après 7,2% en 2004, affecté par la dégradation du climat des affaires à la suite de l’affaire Ioukos et au tassement des exportations industrielles occasionné par l’appréciation du rouble et les contraintes de capacités

La Russie

L’activité économique en Turquie resterait bien orientée en 2005, mais afficherait un taux de progression plus soutenable, de l’ordre de 5% contre 8,9% en 2004. Il serait relayé par la progression de la demande intérieure, la contribution du commerce extérieur à la croissance étant négative en raison d’une forte augmentation des importations due principalement à la hausse des prix du pétrole.

L’ouverture officielle des négociations d’adhésion avec l’Union Européenne devrait améliorer la dynamique de restructuration économique, tout en favorisant la modernisation institutionnelle et réglementaire dans le cadre du projet européen.

La croissance du PIB devrait alors rester soutenue, aux alentours de 5% en 2006.

En Amérique latine, la croissance économique devait ralentir à 4,1% en 2005 et 3,8% en 2006, mais se maintiendrait à un niveau historiquement satisfaisant. Les pays de la région continueraient de bénéficier du regain de vigueur des investissements étrangers qui leur sont destinés et des conditions favorables de financement sur le marché obligataire international. Le Brésil et le Mexique, qui ont profité d’une expansion économique soutenue en 2004, verraient leur croissance se modérer en 2005, à près de 3,3% et 3% respectivement, pénalisée par de fortes incertitudes politiques.

Le Chili et, dans une moindre mesure,

la Colombie

resteraient sur le même rythme de croissance qu’en 2004. En Argentine, la croissance demeurerait soutenue. Néanmoins, l’inflation s’y accélère, posant un réel défi pour la politique économique.

S’agissant du Moyen-Orient, la croissance se maintiendrait au même rythme qu’en 2004 (5,4%), en lien avec la fermeté des cours pétroliers qui permettrait de conforter les excédents budgétaires et courants de ces pays. La hausse des prix pétroliers pourrait cependant peser sur les comptes extérieurs et budgétaires des pays importateurs les plus vulnérables,

la Jordanie

notamment.

Au Maghreb, la croissance du PIB s’établirait, en moyenne, à 3,8% en 2005, après 5% en 2004, affectée par l’atonie de la demande européenne et la concurrence accrue exercée sur les pays de la zone par

la Chine

sur le marché européen de l’habillement.


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05 janvier 2006

Croissance Chinoise

http://fr.biz.yahoo.com/20122005/5/la-croissance-chinoise-a-atteint-16-8-l-annee-derniere.html 

yahoo

« la croissance chinoise a atteint 16,8% l'année dernière, portant le pays à la sixième place des économies mondiales

PEKIN (AP) - La Chine a annoncé mardi que la croissance de son produit intérieur brut (PIB) s'élevait à 16,8% l'année dernière, un chiffre deux fois supérieur aux estimations précédentes qui revoit à la hausse la taille de l'économie chinoise.

Le chiffre a été publié par le Bureau national des statistiques suite à une enquête visant à rassembler des informations plus précises sur l'industrie émergente des services en Chine dont l'étendue avait été sous-estimée par le passé.

Ces nouveaux chiffres pourraient avoir des conséquences importantes pour la politique économique du géant asiatique alors que le gouvernement chinois tente de créer des nouveaux emplois et de formuler des nouvelles stratégies d'investissement.

La Chine fait également face aux critiques concernant le contrôle de la valeur de sa monnaie, le yuan, jugée trop basse par les partenaires commerciaux de la Chine, qui considèrent que les exportateurs chinois jouissent d'un avantage injuste.

"Je ne pense pas qu'on puisse voir un lien direct entre cette enquête et la politique du taux de change", a cependant commenté M. Li.

Les nouveaux résultats, qui suggèrent que la Chine a remplacé l'Italie en tant que sixième économie mondiale en 2004, vont pousser le pays à revoir ses chiffres de croissance jusqu'à 1993, selon Li Deshui, directeur du Bureau des statistiques.

 

"Ces nouveaux chiffres nous offrent une image plus claire et une meilleure manière de comprendre l'économie chinoise, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

"Sur la base de ces chiffres, nous pouvons avoir encore plus de confiance en une croissance économique assez rapide et soutenue sur le long terme", a dit M. Li.

Il a précisé que la Chine était encore derrière la Grande-Bretagne et la France sur le classement des plus grandes économies mondiales, et que le pays devrait attendre les chiffres de cette année pour savoir à quelle place il se situe actuellement.

 

Si Hong Kong était considéré comme partie prenante dans l'économie chinoise, la Chine arriverait en quatrième place, devancée uniquement par les Etats-Unis, le Japon et l'Allemagne.

 

La croissance chinoise, que les économistes estimaient déjà au-delà du chiffre officiel de 9% par an, est estimée à 15.987 milliards de yuan en 2004, soit presque 1.654 milliards d'euros, a annoncé M. Li. Il s'agit d'une augmentation de 238 milliards d'euros par rapport aux estimations antérieures. La part du PIB du secteur des services est passée de 31,9% à 40,7%, a précisé M. Li.

La Chine reste cependant en-dessous des 100 plus grandes économies mesurées en PIB par habitant.

"Il nous reste encore un long chemin avant de rattraper les pays développés", a estimé M. Li. AP »

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11 janvier 2006

Economie : Textile chinois: Europe et Maghreb, même péril!

http://www.yenoo.com/fr/news+article.storyid+453.htm



yenno

« Economie : Textile chinois: Europe et Maghreb, même péril! Posté par lakil le 27/4/2005 18:05:23 (204 lectures) Articles du même auteur.

Une audition sur l’avenir du secteur textile et habillement dans l’Union européenne à Bruxelles, la semaine dernière, a permis au ministre tunisien de l’Industrie, Afif Chelbi, de se faire l’avocat de l’industrie textile des pays du sud de la Méditerranée. Au nom de trois pays Meda producteurs de textile (Maroc, Tunisie et Egypte), le ministre a plaidé auprès des parlementaires européens, des responsables de la Commission.

- L’Economiste: Quel est votre principal message aux responsables européens?
- Afif Chelbi: J’ai parlé à nos amis européens au nom de la production industrielle de la zone Meda. J’ai repris le discours de plusieurs économistes européens importants qui disent que pour que l’Europe ne devienne pas une friche industrielle dans dix ou vingt ans, la seule solution serait qu’il y ait des péréquations de coûts entre des usines implantées au sud de la Méditerranée
et des usines situées en Europe pour résister à la concurrence asiatique et américaine. Nous avons des centaines d’exemples d’usines européennes qui devaient fermer dans le nord et qui ont créé des filiales dans le sud.
Tout en gardant des usines en France, en Italie ou en Espagne, ces usines, grâce à la productivité de l’ensemble, sont devenues compétitives sur le marché international. Nous avons des centaines d’exemples non seulement dans le secteur des textiles mais aussi dans les faisceaux de câbles pour les automobiles. C’est vrai qu’avec les salaires européens, l’avenir de l’industrie européenne face à la concurrence chinoise et autre est vraiment menacé. C’est ce qu’a fait le Japon avec le sud de l’Asie. C’est ce qu’ont fait les Etats-Unis avec le Mexique. Et nous estimons que l’Europe fait moins avec son sud que les deux autres espaces mondiaux. Nous demandons donc à nos amis européens d’agir pour une plus grande intégration industrielle entre les deux rives de la Méditerranée.

- En somme, Union européenne et zone Meda, même combat contre les Chinois?
- C’est même combat pour la sauvegarde d’une production industrielle dans la zone Euromed. Je pense que les députés européens et les responsables européens que j’ai rencontrés et qui ont assisté à l’audition publique sont allés dans le même sens que mon intervention. J’ai discuté avec le représentant de la Commission
européenne et ce qu’il m’a dit est extrêmement positif et va tout à fait dans le sens des demandes que nous avons faites.

- Le plan de combat textile signé entre les trois pays Meda, ça consiste en quoi?
- Les trois pays, Maroc, Egypte et Tunisie, nous avons fait le 12 avril dernier des propositions à la Commission
européenne pour nous aider à relever le défi des exportations textiles chinoises. Nous lui avons demandé, d’une part, de prendre un minimum de mesures de sauvegarde tel que prévu par les accords de l’OMC, car nous nous situons toujours dans le cadre de l’OMC et nous ne demandons pas le retour aux quotas. D’autre part, nous souhaitons des mesures d’appui logistique et technique pour épauler le tissu industriel pour toute la zone méditerranéenne concernée. Nous ne demandons pas d’argent. L’aide que nous réclamons est une assistance sous forme d’expertise européenne. C’est des hommes/jour d’expertise européenne qu’il nous faut le plus dans le sud. On ne demande pas des sommes sonnantes et trébuchantes mais de l’assistance technique d’experts en la matière. On demande aussi la sauvegarde de la compétitivité des entreprises textiles aussi bien du sud que du nord. Car beaucoup d’usines européennes sont installées notamment en Tunisie et au Maroc.

- Quelle est l’attitude de l’industrie textile européenne face à vos demandes?
- Nous sommes totalement en phase avec les industriels européens et en particulier leur représentant qu’est Euratext. Nous avons le même langage avec toutes les fédérations professionnelles européennes. On se voit d’ailleurs très souvent avec les leaders de ces fédérations.

- Que répondez-vous aux arguments des textiliens chinois?
- Au niveau des chiffres, je pense que ceux-ci parlent d’eux-mêmes. En une vingtaine d’années, la Chine a triplé ses exportations sur le marché européen. La Chine
a un droit légitime de développer et de défendre ses intérêts industriels. Mais du moment qu’elle a adhéré à l’OMC, il est de son devoir de respecter les règles de l’OMC qui prévoient clairement que toute perturbation rapide du marché ne peut pas être acceptée. Dans tout marché de libre-échange, il y a des règles car un marché sans règles ne peut pas fonctionner.
D’autre part, il y a un certain nombre de secteurs industriels, comme le textile, qui ne peuvent être que de proximité. C’est-à-dire que si la Chine
peut approvisionner l’Europe pour un certain nombre de produits textiles, dans beaucoup d’autres produits, j’estime que les producteurs européens et maghrébins peuvent être compétitifs.
Il n’y a pas seulement la «compétitivité-prix», il y a aussi la «compétitivité-hors prix», comme le délai rapide de livraison au consommateur européen, la qualité des produits, etc. Donc, un certain nombre d’éléments font que nous pouvons être compétitifs vis-à-vis des producteurs chinois. Sur le jeans à 20 euros, on ne peut pas être plus compétitifs que les Chinois. Mais sur les jeans à 120 euros, sur les chemises à 200 euros prix public, dans lequel le prix de revient industriel n’est que de 15 à 20%, là on peut être compétitifs. Notre message est le suivant: il faut qu’il y ait une division internationale du travail permettant à la Chine de se développer mais qui devrait permettre à nos économies du sud de se développer également.

- Quel est le minimum de mesures que vous espérez de la part de la Commission ?
- Ce sont essentiellement des mesures de sauvegarde pour les produits sensibles. Nous espérons aussi qu’elle puisse renforcer les programmes d’assistance technique en direction des pays du sud. L’UE peut nous aider davantage sur le plan technique et sur la formation. Car pour fabriquer des produits haut de gamme, il faut beaucoup d’expertise, il faudrait aussi que nous puissions participer aux programmes européens de R&D dans le secteur du textile/habillement, chose que nous n’avons pas le droit de faire actuellement. On demande aussi à l’UE de gérer le marché du textile de manière à ce qu’il n’y ait pas de perturbation, qu’il n’y ait pas d’explosions des importations de produits chinois sur le marché européen comme on le voit aujourd’hui.

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Europe du textile: 2,5 millions de salariés



Lors de l’audition publique de la semaine dernière sur «L’avenir du textile et de l’habillement après 2005» à laquelle elle a participé, Tokia Saïfi, rapporteur au Parlement européen, a rappelé le poids économique et social de ce secteur en Europe: plus de 2,5 millions de salariés dans 170.000 entreprises - dont 95% de PME -, et un volume d’affaires de 214 milliards d’euros. L’UE est, après la Chine
, le deuxième plus grand exportateur de textile et d’habillement. Citant les conclusions du groupe de haut niveau mis en place pour étudier l’avenir du secteur textile dans l’Europe élargie, elle estime qu’au niveau commercial, la stratégie la plus appropriée est de se concentrer sur les avantages concurrentiels de l’industrie européenne.
Ceci suppose la mise en place effective d’une zone de libre-échange paneuropéenne et le respect par le marché d»une concurrence loyale et équitable. Tokia Saïfi a demandé à l’UE, en collaboration avec les Etats membres, de s’assurer que le marché du textile et de l’habillement soit un marché «équilibré, sain et loyal», et que les échanges avec le reste du monde soient fondés sur les principes «d’équité et de réciprocité».
Deuxième exportateur mondial, l’Europe applique les droits de douane les plus faibles du monde, avec une taxation moyenne à l’import de 7,5%! «Les produits européens, pour rester compétitifs, doivent bénéficier d’un libre accès au marché des pays tiers: c’est là un intérêt offensif majeur pour l’industrie textile européenne», a déclaré Tokia Saïfi. Celle-ci a aussi dit que la levée des quotas ne doit pas avoir comme conséquence la déstabilisation d’un marché qui doit avant tout rester concurrentiel. Pour cela, elle a exigé que l’Europe maintienne une position ferme contre les pays qui ferment leurs frontières à son industrie, ou qui après les avoir ouvertes, imposent des mesures dont les conséquences en sont similaires. La rapporteur a demandé à la Commission
européenne de continuer à encourager les pays de l’OMC -à l’exception des pays en développement les plus vulnérables- à baisser leurs droits de douane vers un niveau commun le plus bas possible.



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En cinq ans, la Chine
prendra la moitié du marché européen !
A l’initiative de la Tunisie, conjointement avec l’Egypte et le Maroc, les fournisseurs et clients de textile/habillement les plus significatifs de l’Union, un mémorandum a été remis le 12 avril à la présidence du Conseil des ministres de l’UE (Luxembourg) et à la Commission européenne. Les trois pays y affirment leur inquiétude face à la montée en puissance commerciale de la Chine. Comme remède, ils suggèrent d’agir pour un espace euromed de production intégré, seul à même de permettre au sud, mais également au nord de la Méditerranée,
de faire face aux ensembles régionaux américains et asiatiques et d’assurer la sauvegarde d’une production industrielle significative.
Les trois pays notent que la part des exportations de textiles de l’Union européenne dans les exportations mondiales est passée de 49,4% en 1980 à 34,2% en 2002, au profit notamment de la Chine, dont la part a triplé au cours de la même période, en passant de 4,6% à 13,5%. A l’horizon de 2010, la Chine pourrait, selon la troïka méditerranéenne, couvrir 40 à 50% des importations d’habillement de l’UE, contre 25% en 2001. Cette situation risquerait de s’aggraver encore à la lumière de la progression des exportations asiatiques au cours du premier semestre 2005 sur le marché européen. Le mémorandum souligne que le secteur textile-habillement est l’une des activités typiquement euroméditerranéennes du fait du croisement d’intérêts et du potentiel d’opportunités, de complémentarité et d’intégration que recèle ce secteur aux niveaux des investissements, de la production, des échanges et de l’emploi. Les trois pays affirment que l’importance économique et sociopolitique de ce secteur et la progression des exportations asiatiques sur le marché européen, suite au démantèlement des accords multifibres, et les pertes d’emplois irrémédiables militent en faveur de l’accélération de la mise en œuvre des propositions de la Commission
européenne et des ministres euroméditerranéens de l’Industrie à travers notamment «une dérogation unilatérale d’urgence de l’UE ciblée et temporaire des règles d’origine en faveur des pays euroméditerranéens concernés», en attendant l’application du cumul paneuroméditerranéen, le passage de la sous-traitance à la cotraitance, la formation et la participation aux programmes européens de recherche et développement.
Ils proposent également l’intégration progressive du secteur entre les deux rives de la Méditerranée: encouragement du partenariat, création de filières, de réseaux et de mécanismes communs dans le cadre d’une stratégie combinant recherche, formation, production et services dans un esprit de solidarité, d’appropriation et de codéveloppement. Ils réclament de la Commission européenne qu’elle fasse respecter les règles de la concurrence, au besoin par «des mesures de sauvegarde appropriées» si le commerce avec la Chine
s’avérait dommageable.

source:© 2001 L'économiste

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13 janvier 2006

La Chine fournit un lot d'ordinateurs en Tunisie

Une cérémonie a eu lieu mercredi à Tunis à l'occasion de la fourniture d'un lot d'ordinateurs par le gouvernement chinois au gouvernement tunisien, en présence du ministre tunisien des Technologies de la Communication Montassar Ouaili.

Ce lot d'ordinateurs, au nombre de 1 100 dont 100 portables, a été fourni à titre gracieux par le gouvernement chinois pour témoigner de son soutien à la Tunisie qui abritera du 16 au 18 novembre 2005 la deuxième phase du Sommet mondial sur la Société de l'Information (SMSI).

M. Liu Yuhe, ambassadeur de la République populaire de Chine en Tunisie, et M. Hatem Atallah, directeur Asie du ministère tunisien des Affaires étrangères, ont apposé leur signature au bas de l'acte remise-réception.

Intervenant à cette occasion, le ministre Ouaili et l'ambassadeur chinois ont fait l'éloge de la coopération fructueuse entre la Tunisie et la Chine, formant en commun le souhait que le SMSI de Tunis soit couronné de pleins succès.

Source: xinhua 20/10/2005

http://french.peopledaily.com.cn/International/3785665.html

Posté par Sami et Rachid à 21:32 - 4 - Articles - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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