Relations économiques entre la Chine et le Maghreb

La Chine et ses relations économiques avec les pays du Maghreb : où en sommes nous ?

02 janvier 2006

La vigueur des échanges commerciaux et l’amélioration de l’investissement dans les pays de l’OCDE auraient un impact positif sur

Nous avons également pu étudier le cas de l’économie marocaine à travers un article assez riche.

http://www.lopinion.ma/article.php3?id_article=10331


l_opinion
article intégrale :

La vigueur des échanges commerciaux et l’amélioration de l’investissement dans les pays de l’OCDE auraient un impact positif sur l’économie mondiale
Au Maghreb, une croissance moyenne de 3,8 % en 2005

Selon les dernières estimations établies par le FMI, la croissance de l’économie mondiale devrait s’établir à 4,3% en 2005, après 5,1% en 2004. Elle continuerait d’être relayée par la vigueur de l’économie américaine et celle des pays d’Asie, notamment

la Chine. En

revanche, le démarrage de l’activité dans la zone euro demeure lent.

En 2006, l’activité mondiale demeurerait bien orientée. Elle devrait afficher un rythme identique à celui enregistré en 2005, bénéficiant de la vigueur des échanges commerciaux et de l’amélioration de l’investissement dans les pays de l’OCDE grâce à des conditions de financement toujours favorables et à la forte progression des résultats des entreprises.

Toutefois, ce scénario central n’est pas exempt de risques. En particulier, une nouvelle hausse des cours pétroliers, provoquée par une demande soutenue ou un accident sur l’offre, pourrait peser sur la croissance mondiale, tandis que ne peuvent être occultés les risques inhérents à l’accentuation des déséquilibres mondiaux (déficit courant américain record, importance des excédents chinois et japonais). Si ces déséquilibres persistaient, les conséquences seraient une remontée des taux longs, suivie d’une baisse des prix de l’immobilier aux Etats-Unis, d’une dépréciation du dollar et donc la possibilité d’une appréciation concomitante de l’euro. Ce sont là quelques données livrées par

la Direction

des Etudes et des Prévisions Financières (DPEF), dans une récente note de conjoncture. Détails. Poursuite du dynamisme de l’activité aux Etats-Unis.

En dépit de la hausse des prix pétroliers et des effets perturbateurs des ouragans Katrina et Rita, le dynamisme de l’activité aux Etats-Unis s’est poursuivi au troisième trimestre.

Ainsi, la progression du PIB, en rythme trimestriel annualisé, est ressortie à 4,3% après 3,3% lors du trimestre précédent. Cette évolution est consécutive au bon comportement de

la FBCF

(8,8%) et à la vigueur de la consommation des ménages (4,2%). En revanche, la contribution des exportations nettes a été négative, à -0,3 point contre +1,1% au second trimestre.

Le rythme soutenu de l’activité, conjugué à l’envolée des coûts énergétiques, s’est traduit par une hausse de l’inflation. Son taux s’est maintenu au dessus de 4% en octobre (4,3% en glissement annuel, après 4,7% en septembre). L’inflation sous-jacente, bien qu’en légère hausse, reste contenue, les entreprises n’ayant répercuté qu’une partie de l’augmentation du prix de leurs inputs dans leurs prix de vente.

Dans ce contexte,

la Réserve Fédérale

ne devrait pas sur- réagir aux risques inflationnistes et ne relèverait son taux directeur qu’à un rythme modéré.

Néanmoins, les incidences négatives des ouragans sont déjà reflétées dans les indicateurs conjoncturels publiés récemment et qui laissent augurer une certaine modération du rythme de progression de l’activité américaine. L’indice des directeurs d’achats pour le secteur manufacturier (ISM) a légèrement fléchi en octobre pour s’établir à 59,1 points contre 59,4 en septembre.

De son côté, l’indice de confiance des ménages, mesuré par l’Université du Michigan, s’est redressé à 81,6 points en novembre, après avoir atteint en octobre son plus bas niveau depuis plus d’une décennie. Le redressement de la confiance des ménages américains est conforté en partie par le redressement de la situation sur le marché de l’emploi, avec une baisse du taux de chômage à 5% en octobre, après 5,1% en septembre.

Compte tenu de ces évolutions, la croissance du PIB serait de 3,5% sur l’ensemble de l’année 2005, après 4,2% en 2004. Elle devrait se modérer légèrement en 2006, pour évoluer en ligne avec son potentiel de long terme, soit 3% et ce, malgré le soutien apporté par les dépenses d’investissement liées aux efforts de reconstruction des zones dévastées par les ouragans.

Consolidation de la reprise économique au Japon

Après une progression de 0,8% au deuxième trimestre et de 1,4% au premier trimestre, le PIB japonais n’a augmenté que de 0,4% au troisième trimestre 2005. Ce tassement de l’activité s’explique par un ralentissement du rythme de progression de la consommation des ménages (0,3% en variation trimestrielle contre 0,7% au second trimestre) et une contribution négative de la demande externe à la croissance (-0,1 point), compte tenu du renchérissement des importations occasionné par la hausse des cours pétroliers sur le marché international, et ce malgré des exportations plus soutenues.

Toutefois, les perspectives conjoncturelles demeurent favorables, corroborées par l’évolution récente de certains indicateurs.

C’est ainsi que l’indicateur avancé de l’économie japonaise s’est situé en zone d’expansion en septembre, après avoir atteint en août un plus haut niveau depuis plus de cinq ans. Ceci laisse suggérer un rebondissement de l’activité industrielle, notamment celle du secteur des composants électroniques, dont la forte intégration verticale aux circuits de production régionaux lui permet de bénéficier d’une demande chinoise en plein expansion.

L’orientation positive de l’activité devrait se poursuivre sur le reste de l’année 2005. Elle serait relayée en grande partie par le bon comportement de l’investissement des entreprises dont la situation financière s’est nettement assainie. De plus, les progrès réalisés en matière de réformes structurelles, notamment en ce qui concerne le marché de travail et la restructuration des entreprises et des banques laissent augurer une croissance économique durable à même d’entraîner une sortie proche de la déflation.

Dans ces conditions, le PIB nippon devrait se stabiliser autour de 2% en 2006, compte tenu du ralentissement de la consommation des ménages qu’occasionnerait la hausse des taux de

la TVA. En

effet, la consolidation des finances publiques et la réforme des retraites et du système de santé deviennent cruciales, dans un contexte de vieillissement de la population.

Léger redressement de l’activité dans la zone euro

Dans la zone euro, la croissance économique a nettement repris au troisième trimestre, progressant de 0,6% après 0,3% lors du précédent trimestre. Cette performance est attribuable au rebond des économies allemande et française (0,6% et 0,7% respectivement) et à la poursuite du dynamisme de l’activité en Espagne (0,8%).

La croissance dans la zone euro a été relayée par l’investissement privé qui semble avoir bénéficié de la reprise des exportations , favorisée par le recul de l’euro. De son côté, la consommation des ménages a stagné, affectée par le manque de dynamisme du marché du travail et les pertes de pouvoir d’achat des ménages induites par la hausse de l’inflation.

Cependant, les dernières données d’enquête laissent suggérer un rétablissement progressif des perspectives d’activité dans la zone euro. Ainsi, les indicateurs PMI se redressent, tant pour le secteur manufacturier (52,7 en octobre après 51,7 en septembre), que pour celui des services (54,9 contre 54,7). Cette amélioration s’est inscrite en ligne avec celle de l’indicateur du climat des affaires publié par

la Commission

européenne qui est repassé au- dessus de sa moyenne de long terme en septembre. Parallèlement, la confiance des ménages s’est légèrement améliorée en octobre, quoique se situant à un niveau relativement bas.

Mais, globalement, les conditions d’une amélioration de la croissance économique semblent réunies.

Sur le plan extérieur, le maintien d’une demande externe orientée à la hausse devrait soutenir les exportations de la zone euro, dans un contexte d’amélioration de la compétitivité- prix. Sur le plan intérieur, des conditions de financement très favorables et la progression soutenue des bénéfices des entreprises devraient permettre une reprise de l’investissement productif. Il serait suivi d’un renforcement de la consommation des ménages sous l’effet de la hausse des revenus disponibles.

En 2006, le PIB de la zone euro progresserait de 1,8% et les écarts de performance entre les Etats membres s’atténueraient quelque peu. Ces derniers s’expliqueraient en grande partie par les différences de croissance potentielle, ce qui reflète les difficultés rencontrées par certains pays pour mettre en oeuvre les réformes structurelles2. En outre, une meilleure coordination des politiques fiscales, complétée par des mesures d’assainissement des finances publiques, serait de nature à instaurer une dynamique de croissance soutenue dans la zone euro, avant que les défis liés au vieillissement de la population ne se matérialisent. Légère modération de la croissance dans les pays émergents

La croissance économique demeurerait favorable dans les pays émergents et en développement, mais serait moins vigoureuse qu’en 2004. Elle s’établirait alors à 6,4% en 2005 et à 6,1% en 2006 contre 7,3% en 2004. Ce léger repli serait consécutif en particulier à une modération du rythme de progression du commerce mondial et à la prudence des principales banques centrales, afin de faire face à la hausse des prix du pétrole.

L’Asie en développement conserverait un rythme de croissance supérieur à celui des autres régions, bien que la plupart des économies accusent une relative modération de leur niveau d’activité, en raison du ralentissement de la demande extérieure et du renchérissement de leur facture énergétique. Le PIB de cette région croîtrait de 7,8% en 2005 et de 7,2% en 2006.

maintiendrait une croissance rapide (9% en 2005 et 8,2% en 2006), tirée par la progression des exportations. Dans le sillage des engagements pris dans le cadre du protocole d’accès à l’OMC, la dynamique des réformes financières dans ce pays devrait renforcer la solvabilité du secteur bancaire et améliorer la gouvernance des entreprises chinoises.

La Chine

La dynamique haussière de l’activité dans les pays émergents d’Europe observée en 2004 pourrait être freinée en 2005 dans le sillage de la modération de la croissance mondiale. Le PIB de ces pays progresserait de 4,3% après 6,6% en 2004, affecté par le tassement de la demande européenne et l’effet retardé de l’appréciation de leur monnaie. Néanmoins, la spécialisation acquise grâce aux investissements réalisés par les entreprises européennes, notamment allemandes, a permis aux pays d’Europe centrale et orientale de répondre à une demande mondiale vigoureuse dans les secteurs des biens d’équipement et des machines. Globalement, ces pays présentent d’importantes fragilités liées à l’ampleur des déséquilibres des comptes publics et courants qui pourrait faire obstacle à la poursuite de leur convergence réelle vers les pays de l’Union européenne à 15.

verrait son PIB ralentir à 5,5% en 2005 et 5,3% en 2006, après 7,2% en 2004, affecté par la dégradation du climat des affaires à la suite de l’affaire Ioukos et au tassement des exportations industrielles occasionné par l’appréciation du rouble et les contraintes de capacités

La Russie

L’activité économique en Turquie resterait bien orientée en 2005, mais afficherait un taux de progression plus soutenable, de l’ordre de 5% contre 8,9% en 2004. Il serait relayé par la progression de la demande intérieure, la contribution du commerce extérieur à la croissance étant négative en raison d’une forte augmentation des importations due principalement à la hausse des prix du pétrole.

L’ouverture officielle des négociations d’adhésion avec l’Union Européenne devrait améliorer la dynamique de restructuration économique, tout en favorisant la modernisation institutionnelle et réglementaire dans le cadre du projet européen.

La croissance du PIB devrait alors rester soutenue, aux alentours de 5% en 2006.

En Amérique latine, la croissance économique devait ralentir à 4,1% en 2005 et 3,8% en 2006, mais se maintiendrait à un niveau historiquement satisfaisant. Les pays de la région continueraient de bénéficier du regain de vigueur des investissements étrangers qui leur sont destinés et des conditions favorables de financement sur le marché obligataire international. Le Brésil et le Mexique, qui ont profité d’une expansion économique soutenue en 2004, verraient leur croissance se modérer en 2005, à près de 3,3% et 3% respectivement, pénalisée par de fortes incertitudes politiques.

Le Chili et, dans une moindre mesure,

la Colombie

resteraient sur le même rythme de croissance qu’en 2004. En Argentine, la croissance demeurerait soutenue. Néanmoins, l’inflation s’y accélère, posant un réel défi pour la politique économique.

S’agissant du Moyen-Orient, la croissance se maintiendrait au même rythme qu’en 2004 (5,4%), en lien avec la fermeté des cours pétroliers qui permettrait de conforter les excédents budgétaires et courants de ces pays. La hausse des prix pétroliers pourrait cependant peser sur les comptes extérieurs et budgétaires des pays importateurs les plus vulnérables,

la Jordanie

notamment.

Au Maghreb, la croissance du PIB s’établirait, en moyenne, à 3,8% en 2005, après 5% en 2004, affectée par l’atonie de la demande européenne et la concurrence accrue exercée sur les pays de la zone par

la Chine

sur le marché européen de l’habillement.


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05 janvier 2006

Croissance Chinoise

http://fr.biz.yahoo.com/20122005/5/la-croissance-chinoise-a-atteint-16-8-l-annee-derniere.html 

yahoo

« la croissance chinoise a atteint 16,8% l'année dernière, portant le pays à la sixième place des économies mondiales

PEKIN (AP) - La Chine a annoncé mardi que la croissance de son produit intérieur brut (PIB) s'élevait à 16,8% l'année dernière, un chiffre deux fois supérieur aux estimations précédentes qui revoit à la hausse la taille de l'économie chinoise.

Le chiffre a été publié par le Bureau national des statistiques suite à une enquête visant à rassembler des informations plus précises sur l'industrie émergente des services en Chine dont l'étendue avait été sous-estimée par le passé.

Ces nouveaux chiffres pourraient avoir des conséquences importantes pour la politique économique du géant asiatique alors que le gouvernement chinois tente de créer des nouveaux emplois et de formuler des nouvelles stratégies d'investissement.

La Chine fait également face aux critiques concernant le contrôle de la valeur de sa monnaie, le yuan, jugée trop basse par les partenaires commerciaux de la Chine, qui considèrent que les exportateurs chinois jouissent d'un avantage injuste.

"Je ne pense pas qu'on puisse voir un lien direct entre cette enquête et la politique du taux de change", a cependant commenté M. Li.

Les nouveaux résultats, qui suggèrent que la Chine a remplacé l'Italie en tant que sixième économie mondiale en 2004, vont pousser le pays à revoir ses chiffres de croissance jusqu'à 1993, selon Li Deshui, directeur du Bureau des statistiques.

 

"Ces nouveaux chiffres nous offrent une image plus claire et une meilleure manière de comprendre l'économie chinoise, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

"Sur la base de ces chiffres, nous pouvons avoir encore plus de confiance en une croissance économique assez rapide et soutenue sur le long terme", a dit M. Li.

Il a précisé que la Chine était encore derrière la Grande-Bretagne et la France sur le classement des plus grandes économies mondiales, et que le pays devrait attendre les chiffres de cette année pour savoir à quelle place il se situe actuellement.

 

Si Hong Kong était considéré comme partie prenante dans l'économie chinoise, la Chine arriverait en quatrième place, devancée uniquement par les Etats-Unis, le Japon et l'Allemagne.

 

La croissance chinoise, que les économistes estimaient déjà au-delà du chiffre officiel de 9% par an, est estimée à 15.987 milliards de yuan en 2004, soit presque 1.654 milliards d'euros, a annoncé M. Li. Il s'agit d'une augmentation de 238 milliards d'euros par rapport aux estimations antérieures. La part du PIB du secteur des services est passée de 31,9% à 40,7%, a précisé M. Li.

La Chine reste cependant en-dessous des 100 plus grandes économies mesurées en PIB par habitant.

"Il nous reste encore un long chemin avant de rattraper les pays développés", a estimé M. Li. AP »

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06 janvier 2006

Problématique

La Chine connaît un essor économique considérable. Avec, en 2005, une croissance économique à 2 chiffres, des entreprises qui poussent régulièrement, une dynamique entrepreneuriale digne de la période des Trente Glorieuses en Occident, l'Empire du Milieu s'intègre dans les grandes négociations commerciales, voire même diplomatiques. Il devient en outre un acteur incontournable pour les économies en développement car il agit en faveur ou défaveur de ces dîtes économies en fonction de la spécialisation vers lesquelles ces pays ont décidé de s'orienter. En effet, étant devenue "l'atelier du monde", la Chine accélère, à son profit, les délocalisations d'entreprises ou de leurs usines d'assemblage au vu de la marge bénéficiaire dont elles pourraient être acquéreuses. De plus, influençant les marchés énergétiques du fait d’un enrichissement de sa population et d’un impératif de rattrapage de son retard industriel face aux pays de l’OCDE (l’Organisation pour la coopération et le développement économique) composé des États dits développés, la Chine se voit contrainte de se rapprocher d’avantage des producteurs de pétrole et de gaz. On comprend ainsi mieux les rapprochements sino-africains qui continuent à se produire. Nous verrons d’ailleurs par la suite, dans nos articles, l’historique du rapprochement sino-algérien. Par ailleurs, les faibles coûts de revient, grâce à une main d’œuvre parmi les plus compétitive, alliés à une ambition des entreprises d’accentuer leurs revenus, la Chine est vite devenue l’espace d’assemblage des matériaux de pointes comme des objets d’usage courant, ainsi que le lieu de confection textile par excellence. Cette nouvelle done fait d’elle un concurrent implacable, notamment pour les États où le textile emploie une grande part de la population active nationale. Nous pouvons citer, en guise d’illustration, la Tunisie qui a vu un certain nombre de ses usines textiles disparaître pour se redéployer en Chine quand ce n’est pas une fin d’activité due à une perte de compétitivité.

 Ensuite, la proximité histoire entre l’Europe et le Maghreb, que nous localiserons ici comme étant d’est à l’ouest la Tunisie, l’Algérie et le Maroc, nous amène à nous pencher sur les conséquences des politiques commerciales concurrentielles chinoises sur les territoires de la rive sud méditerranéenne. En effet, l’affaire du textile chinois est révélatrice de ce phénomène ; lorsque l’Union Européenne (UE) choisi de ne pas trop écouter les revendications maghrébines sur les risques de leur perte de compétitivité en matière d’exportation textile en Europe, c’est un partenariat que l’UE laisse échapper au profit des appétits Étasuniens qui cherchent à installer une zone de Great Middle East. La Chine n’est pas complètement insensible à cette zone, et aux opportunités qu’elle peut lui offrir, c’est pourquoi son implantation de manière de plus en plus massive au Maroc peut être interprétée comme une menace pour les européens car c’est un partenaire historique qui leur échapperait, mais comme une opportunité de développement pour les marocains grâce à un ex-allié de Bandung (référence à la conférence dans la ville du même nom, en 1955, réunissant les États anciennement colonisés).

  Enfin, il serait intéressant d’étudier les échos médiatiques, les commentaires des spécialistes sur ce phénomène de rapprochement sino-maghrébins, tant en terme économique, commercial que politique et diplomatique.

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11 janvier 2006

Economie : Textile chinois: Europe et Maghreb, même péril!

http://www.yenoo.com/fr/news+article.storyid+453.htm



yenno

« Economie : Textile chinois: Europe et Maghreb, même péril! Posté par lakil le 27/4/2005 18:05:23 (204 lectures) Articles du même auteur.

Une audition sur l’avenir du secteur textile et habillement dans l’Union européenne à Bruxelles, la semaine dernière, a permis au ministre tunisien de l’Industrie, Afif Chelbi, de se faire l’avocat de l’industrie textile des pays du sud de la Méditerranée. Au nom de trois pays Meda producteurs de textile (Maroc, Tunisie et Egypte), le ministre a plaidé auprès des parlementaires européens, des responsables de la Commission.

- L’Economiste: Quel est votre principal message aux responsables européens?
- Afif Chelbi: J’ai parlé à nos amis européens au nom de la production industrielle de la zone Meda. J’ai repris le discours de plusieurs économistes européens importants qui disent que pour que l’Europe ne devienne pas une friche industrielle dans dix ou vingt ans, la seule solution serait qu’il y ait des péréquations de coûts entre des usines implantées au sud de la Méditerranée
et des usines situées en Europe pour résister à la concurrence asiatique et américaine. Nous avons des centaines d’exemples d’usines européennes qui devaient fermer dans le nord et qui ont créé des filiales dans le sud.
Tout en gardant des usines en France, en Italie ou en Espagne, ces usines, grâce à la productivité de l’ensemble, sont devenues compétitives sur le marché international. Nous avons des centaines d’exemples non seulement dans le secteur des textiles mais aussi dans les faisceaux de câbles pour les automobiles. C’est vrai qu’avec les salaires européens, l’avenir de l’industrie européenne face à la concurrence chinoise et autre est vraiment menacé. C’est ce qu’a fait le Japon avec le sud de l’Asie. C’est ce qu’ont fait les Etats-Unis avec le Mexique. Et nous estimons que l’Europe fait moins avec son sud que les deux autres espaces mondiaux. Nous demandons donc à nos amis européens d’agir pour une plus grande intégration industrielle entre les deux rives de la Méditerranée.

- En somme, Union européenne et zone Meda, même combat contre les Chinois?
- C’est même combat pour la sauvegarde d’une production industrielle dans la zone Euromed. Je pense que les députés européens et les responsables européens que j’ai rencontrés et qui ont assisté à l’audition publique sont allés dans le même sens que mon intervention. J’ai discuté avec le représentant de la Commission
européenne et ce qu’il m’a dit est extrêmement positif et va tout à fait dans le sens des demandes que nous avons faites.

- Le plan de combat textile signé entre les trois pays Meda, ça consiste en quoi?
- Les trois pays, Maroc, Egypte et Tunisie, nous avons fait le 12 avril dernier des propositions à la Commission
européenne pour nous aider à relever le défi des exportations textiles chinoises. Nous lui avons demandé, d’une part, de prendre un minimum de mesures de sauvegarde tel que prévu par les accords de l’OMC, car nous nous situons toujours dans le cadre de l’OMC et nous ne demandons pas le retour aux quotas. D’autre part, nous souhaitons des mesures d’appui logistique et technique pour épauler le tissu industriel pour toute la zone méditerranéenne concernée. Nous ne demandons pas d’argent. L’aide que nous réclamons est une assistance sous forme d’expertise européenne. C’est des hommes/jour d’expertise européenne qu’il nous faut le plus dans le sud. On ne demande pas des sommes sonnantes et trébuchantes mais de l’assistance technique d’experts en la matière. On demande aussi la sauvegarde de la compétitivité des entreprises textiles aussi bien du sud que du nord. Car beaucoup d’usines européennes sont installées notamment en Tunisie et au Maroc.

- Quelle est l’attitude de l’industrie textile européenne face à vos demandes?
- Nous sommes totalement en phase avec les industriels européens et en particulier leur représentant qu’est Euratext. Nous avons le même langage avec toutes les fédérations professionnelles européennes. On se voit d’ailleurs très souvent avec les leaders de ces fédérations.

- Que répondez-vous aux arguments des textiliens chinois?
- Au niveau des chiffres, je pense que ceux-ci parlent d’eux-mêmes. En une vingtaine d’années, la Chine a triplé ses exportations sur le marché européen. La Chine
a un droit légitime de développer et de défendre ses intérêts industriels. Mais du moment qu’elle a adhéré à l’OMC, il est de son devoir de respecter les règles de l’OMC qui prévoient clairement que toute perturbation rapide du marché ne peut pas être acceptée. Dans tout marché de libre-échange, il y a des règles car un marché sans règles ne peut pas fonctionner.
D’autre part, il y a un certain nombre de secteurs industriels, comme le textile, qui ne peuvent être que de proximité. C’est-à-dire que si la Chine
peut approvisionner l’Europe pour un certain nombre de produits textiles, dans beaucoup d’autres produits, j’estime que les producteurs européens et maghrébins peuvent être compétitifs.
Il n’y a pas seulement la «compétitivité-prix», il y a aussi la «compétitivité-hors prix», comme le délai rapide de livraison au consommateur européen, la qualité des produits, etc. Donc, un certain nombre d’éléments font que nous pouvons être compétitifs vis-à-vis des producteurs chinois. Sur le jeans à 20 euros, on ne peut pas être plus compétitifs que les Chinois. Mais sur les jeans à 120 euros, sur les chemises à 200 euros prix public, dans lequel le prix de revient industriel n’est que de 15 à 20%, là on peut être compétitifs. Notre message est le suivant: il faut qu’il y ait une division internationale du travail permettant à la Chine de se développer mais qui devrait permettre à nos économies du sud de se développer également.

- Quel est le minimum de mesures que vous espérez de la part de la Commission ?
- Ce sont essentiellement des mesures de sauvegarde pour les produits sensibles. Nous espérons aussi qu’elle puisse renforcer les programmes d’assistance technique en direction des pays du sud. L’UE peut nous aider davantage sur le plan technique et sur la formation. Car pour fabriquer des produits haut de gamme, il faut beaucoup d’expertise, il faudrait aussi que nous puissions participer aux programmes européens de R&D dans le secteur du textile/habillement, chose que nous n’avons pas le droit de faire actuellement. On demande aussi à l’UE de gérer le marché du textile de manière à ce qu’il n’y ait pas de perturbation, qu’il n’y ait pas d’explosions des importations de produits chinois sur le marché européen comme on le voit aujourd’hui.

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Europe du textile: 2,5 millions de salariés



Lors de l’audition publique de la semaine dernière sur «L’avenir du textile et de l’habillement après 2005» à laquelle elle a participé, Tokia Saïfi, rapporteur au Parlement européen, a rappelé le poids économique et social de ce secteur en Europe: plus de 2,5 millions de salariés dans 170.000 entreprises - dont 95% de PME -, et un volume d’affaires de 214 milliards d’euros. L’UE est, après la Chine
, le deuxième plus grand exportateur de textile et d’habillement. Citant les conclusions du groupe de haut niveau mis en place pour étudier l’avenir du secteur textile dans l’Europe élargie, elle estime qu’au niveau commercial, la stratégie la plus appropriée est de se concentrer sur les avantages concurrentiels de l’industrie européenne.
Ceci suppose la mise en place effective d’une zone de libre-échange paneuropéenne et le respect par le marché d»une concurrence loyale et équitable. Tokia Saïfi a demandé à l’UE, en collaboration avec les Etats membres, de s’assurer que le marché du textile et de l’habillement soit un marché «équilibré, sain et loyal», et que les échanges avec le reste du monde soient fondés sur les principes «d’équité et de réciprocité».
Deuxième exportateur mondial, l’Europe applique les droits de douane les plus faibles du monde, avec une taxation moyenne à l’import de 7,5%! «Les produits européens, pour rester compétitifs, doivent bénéficier d’un libre accès au marché des pays tiers: c’est là un intérêt offensif majeur pour l’industrie textile européenne», a déclaré Tokia Saïfi. Celle-ci a aussi dit que la levée des quotas ne doit pas avoir comme conséquence la déstabilisation d’un marché qui doit avant tout rester concurrentiel. Pour cela, elle a exigé que l’Europe maintienne une position ferme contre les pays qui ferment leurs frontières à son industrie, ou qui après les avoir ouvertes, imposent des mesures dont les conséquences en sont similaires. La rapporteur a demandé à la Commission
européenne de continuer à encourager les pays de l’OMC -à l’exception des pays en développement les plus vulnérables- à baisser leurs droits de douane vers un niveau commun le plus bas possible.



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En cinq ans, la Chine
prendra la moitié du marché européen !
A l’initiative de la Tunisie, conjointement avec l’Egypte et le Maroc, les fournisseurs et clients de textile/habillement les plus significatifs de l’Union, un mémorandum a été remis le 12 avril à la présidence du Conseil des ministres de l’UE (Luxembourg) et à la Commission européenne. Les trois pays y affirment leur inquiétude face à la montée en puissance commerciale de la Chine. Comme remède, ils suggèrent d’agir pour un espace euromed de production intégré, seul à même de permettre au sud, mais également au nord de la Méditerranée,
de faire face aux ensembles régionaux américains et asiatiques et d’assurer la sauvegarde d’une production industrielle significative.
Les trois pays notent que la part des exportations de textiles de l’Union européenne dans les exportations mondiales est passée de 49,4% en 1980 à 34,2% en 2002, au profit notamment de la Chine, dont la part a triplé au cours de la même période, en passant de 4,6% à 13,5%. A l’horizon de 2010, la Chine pourrait, selon la troïka méditerranéenne, couvrir 40 à 50% des importations d’habillement de l’UE, contre 25% en 2001. Cette situation risquerait de s’aggraver encore à la lumière de la progression des exportations asiatiques au cours du premier semestre 2005 sur le marché européen. Le mémorandum souligne que le secteur textile-habillement est l’une des activités typiquement euroméditerranéennes du fait du croisement d’intérêts et du potentiel d’opportunités, de complémentarité et d’intégration que recèle ce secteur aux niveaux des investissements, de la production, des échanges et de l’emploi. Les trois pays affirment que l’importance économique et sociopolitique de ce secteur et la progression des exportations asiatiques sur le marché européen, suite au démantèlement des accords multifibres, et les pertes d’emplois irrémédiables militent en faveur de l’accélération de la mise en œuvre des propositions de la Commission
européenne et des ministres euroméditerranéens de l’Industrie à travers notamment «une dérogation unilatérale d’urgence de l’UE ciblée et temporaire des règles d’origine en faveur des pays euroméditerranéens concernés», en attendant l’application du cumul paneuroméditerranéen, le passage de la sous-traitance à la cotraitance, la formation et la participation aux programmes européens de recherche et développement.
Ils proposent également l’intégration progressive du secteur entre les deux rives de la Méditerranée: encouragement du partenariat, création de filières, de réseaux et de mécanismes communs dans le cadre d’une stratégie combinant recherche, formation, production et services dans un esprit de solidarité, d’appropriation et de codéveloppement. Ils réclament de la Commission européenne qu’elle fasse respecter les règles de la concurrence, au besoin par «des mesures de sauvegarde appropriées» si le commerce avec la Chine
s’avérait dommageable.

source:© 2001 L'économiste

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12 janvier 2006

Synthèse

  Les relations économiques entre la chine et le Maghreb ont bénéficié de l’essor fulgurant de la Chine sur cette dernière décennie. Cependant, très vite apparaît un problème de fonds pour quiconque s’intéresse au jeu des échanges commerciaux.

En effet si la forte croissance chinoise, qui lui a permis de se hisser au 6ème rang mondial pour l’année 2004, avec une croissance estimée à près de 16,8% (estimation chinoise), a favorisé les échanges internationaux notamment avec son entrée dans l’Organisation Mondial du Commerce (OMC) le 11 décembre 2001, il n’en demeure pas moins que la Chine représente en même temps un adversaire pour les pays du Maghreb qui se trouvent spécialisés dans la même catégorie d’exportations, c’est le cas du textile par exemple.

Cependant, il n’a pas fallu attendre l’entrée de la Chine à l’OMC pour que les échanges entre ces deux parties du monde s’engagent, ces échanges ne sont pas seulement économiques, ils sont aussi le fruit de nombreuses visites diplomatiques accompagnés d’un soutien grâce aux investissements chinois.

Avec la suppression des quotas, on aurait pu croire que les pays du Maghreb auraient durci leurs politiques à l’égard du géant chinois, ou du moins que l’entrée chinoise au sein de l’ OMC, qui a permis à la Chine d’échanger davantage avec les pays membres, notamment le marché européen, aurait porté un coup fatal aux importations en provenance du Maghreb sur la zone euro.

De plus, la levée des quotas n’est pas la seule responsable de la hausse sans cesse croissante des exportations chinoises. Il s’agirait également, selon certains économistes, d’une politique de taux de change rendant les produits chinois encore plus attractif en matière de prix. En effet, d’après un grand nombre de spécialistes, le yuan est sous estimé ce qui confère aux produits chinois un avantage certain en matière de prix.

Apres quelques mois, et avec le recul, nous nous apercevons qu’en fait la position des pays du Maghreb n’a pas encore était fondamentalement remise en question.

Certes, l’afflux massif de produits « Made In China », dû à la levée des quotas (quotas qui rappelons le, s’ils sont permanents, vont à l’encontre du principe de spécialisation internationale et de libéralisation auquel se rattache l’ OMC), qui peinait déjà à ralentir la croissance chinoise, ou en tout cas limitait ses effets, a affecté la part des importations des différents pays et a redistribué les cartes de façon assez brutale.

En effet, une grande partie de la population vivant au Maghreb est dépendante de la production ou non des articles qui sont chinois, produit moins cher, et qui inondent le marché mondial.

Mais malgré les différentes protestations émises que ce soit en Europe, aux Etats-Unis ou ailleurs, malgré tout ça, il ressort que cette nouvelle répartition internationale était inéluctable, compte tenu du poids démographique chinois, et de la logique de mondialisation accélérée avec son lot d’institutions (OMC, FMI, BM….).

Pour en revenir au Maghreb, l’impact de la levée des quotas sur les biens chinois a certes pesé, mais est resté relativement limité.

En effet, les exportations du Maghreb vers l’Europe ont toutefois étaient maintenues à des niveaux jusqu’à présent tolérable pour ces économies en développement malgré il est vrai la fermeture de quelques fermetures d’usines qui semblent démentir cette vérité, ceci pour différentes raisons.

On pourrait citer la proximité géographique qui réduit considérablement les coûts de transport et la durée de livraison dans le sens Europe - Maghreb, ou encore la volonté de préserver des relations avec des pays qui ont bénéficiés d’investissements et de politiques de développement à long terme. Il existe une multitude de raisons qui ont permis au Maghreb de toujours faire partie des partenaires de l’Europe.

En ce qui concerne le Maghreb, il faut rappeler que la Chine n’est pas qu’un concurrent. Il existe en effet, des relations de longue date entre la Chine et le Maghreb.

Ces relations économiques, ou plus précisément commerciales entre la Chine et le Maghreb se caractérisent par des accords bilatéraux signés entre le géant chinois et les pays du maghreb. Il est inutile de rappeler que les pays du Maghreb préféreront des négociations multilatérales, qui diminuent au moins en partie la position de force dont jouit la Chine.Cependant, la Chine est également le pays qui investit en Afrique. En effet, comme le rapporte l’article tiré de la revue en ligne Africatime http://www.africatime.com/afrique/nouv_pana.asp?no_nouvelle=233304&no_categorie=3 «En octobre 2005, ces investissements (Chinois) ont atteint la barre du milliard de dollars et la Chine a avec 28 pays africains des accords de protection des investissements. »

« D'après les statistiques officielles, sur les 10 premiers mois de 2005, les investissements chinois en Afrique dans divers secteurs (agriculture, transports, commerce, etc.) ont totalisé 175 millions de dollars. »

Ce qui est grandement révélateur de la politique chinoise, et nuance le vison du grand prédateur chinois que le monde se fait. La Chine a justement en ce qui concerne le Maghreb une politique de long terme, dont témoigne les nombreuses rencontres diplomatiques organisées avant même son entrée à l’ OMC.

Dans ce sens, le gouvernement chinois a mis sur pieds une politique favorisant les investissements vers l’Afrique, et le Maghreb par extension.

Pour finir, voici une donnée qui illustre bien le poids de la Chine dans ses relatons avec les pays d'afrique..

Donnée :

Volume des échanges commerciaux entre la Chine et les pays africains :

37 milliards de dollars en 2005, après les 30 milliards de dollars de 2004.

Posté par Sami et Rachid à 19:55 - 6 - Synthèse - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 janvier 2006

Liens

China welcomes anything that sells well from Morocco :

http://www.china-project.com/en-end/aug%6026a.html

Chinese, Tunisian Presidents Hold Talks in Tunis :

http://english.people.com.cn/200204/17/eng20020417_94210.shtml

China, Tunisia sign eight cooperation accords :

http://english.people.com.cn/200406/21/eng20040621_147066.html

Morocco willing to expand trade relations with China: minister :

http://english.people.com.cn/200410/27/eng20041027_161777.html

Rabat and Beijing Determined to Settle Down Textile Issue :

http://yuguangzhou2.mofcom.gov.cn/aarticle/activity/200505/20050500097926.html

Posté par Sami et Rachid à 20:27 - 5 - Liens - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Démarche

  Etant étudiant en master 2 de Comex CMAI (commerce et management des affaires internationales, option Asie Orientale) à l’Université des sciences et technologie de Lille, Lille 1, nous avons décidé de travailler sur ce thème de la « relation économique de la Chine avec le Maghreb ». Ce thème nous a sensibilisé de part sa géographie. En effet, les enjeux de la politique chinoise ne sont plus à démontrer, et le territoire maghrébin étant à nos frontières, nous ne pouvons alors ignorer l’impact que pourrait y avoir des investissements massifs provenant de la Chine. Ce blog a donc pour but de développer une image objective de la politique économico diplomatique et commerciale de la Chine vers le marché maghrébin. Nous avons débuté ce travail de veille en octobre 2005 et nous nous sommes servis des outils suivants :

1 / Moteurs de recherche

- Google : http://www.google.fr 

- Google actualités : http://news.google.fr

- Kartoo : http://www.kartoo.com 

2 / Métamoteurs

Copernic Desktop Search

3 / Agents intelligents

Google alert : http://www.googlealert.com 

4 / Outils de veille

http://news.webplanete.net/ 

http://c.asselin.free.fr/index.htm 

5 / Revues

Questions Internationales, Le Maghreb, n° 10 novembre-décembre 2004, La documentation française.

Questions Internationales, La Chine, n° 6 mars-avril 2004, La documentation française.

6 / Mots Clés

Par ailleurs, afin d’optimiser nos recherches, nous avons commencer par des mots généraux pour être de plus en plus précis :

Economie Chine Maghreb ; Trade China Maghreb ; Chine Tunisie ; Chine Algérie ; Chine Maroc ; investissements Chine Maghreb ; investissements Chine Tunisie ; investissement chine Maroc : investissement Chine Algérie ; diplomatie Chine Maghreb (ou Maroc, Tunisie, Algérie), échanges commerciaux Chine Maghreb (ou Maroc, Algérie, Tunisie) ; délocalisations Chine Maghreb ; partenariat Chine Maghreb…

Or, depuis le début de notre travail de recherche, en octobre 2005, le problème s’est manifesté en terme de données en nombres très limités. Nous avons d’ailleurs placé les articles en langue anglaise pour deux raisons : d’une part, étant dans une filière internationale, nous ne pouvions faire abstraction de ces données ; d’autre part, l’anglais étant utilisé par la plupart des journaux et sites spécialisés, la profusion des articles nous a donc permis une vision plus large et plus internationale du phénomène. De plus, nous avons rencontré le problème d’une absence de volonté de communication sur ces points des diplomaties des pays concernés implantées en France. Donc, nous n’avons malheureusement pas eu la possibilité d’interviewer les consulats en ce qui concerne leurs rapports économiques et commerciaux avec les parties étudiées. Nous n’avons pu dans ce cas trouver une quelconque alternative. Ce blog permettra, nous l’espérons, d’attirer l’attention des spécialistes de cette question, spécialistes que nous souhaiterions voir participer à la construction de notre réflexion.

Enfin, le dernier problème se posa en terme technique. En effet, il nous a fallu un temps relativement long pour nous adapter au maniement de canalblog. Pour le maîtriser, la seule solution était logiquement le learning by doing.

Posté par Sami et Rachid à 21:23 - 3 - Démarche - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La Chine fournit un lot d'ordinateurs en Tunisie

Une cérémonie a eu lieu mercredi à Tunis à l'occasion de la fourniture d'un lot d'ordinateurs par le gouvernement chinois au gouvernement tunisien, en présence du ministre tunisien des Technologies de la Communication Montassar Ouaili.

Ce lot d'ordinateurs, au nombre de 1 100 dont 100 portables, a été fourni à titre gracieux par le gouvernement chinois pour témoigner de son soutien à la Tunisie qui abritera du 16 au 18 novembre 2005 la deuxième phase du Sommet mondial sur la Société de l'Information (SMSI).

M. Liu Yuhe, ambassadeur de la République populaire de Chine en Tunisie, et M. Hatem Atallah, directeur Asie du ministère tunisien des Affaires étrangères, ont apposé leur signature au bas de l'acte remise-réception.

Intervenant à cette occasion, le ministre Ouaili et l'ambassadeur chinois ont fait l'éloge de la coopération fructueuse entre la Tunisie et la Chine, formant en commun le souhait que le SMSI de Tunis soit couronné de pleins succès.

Source: xinhua 20/10/2005

http://french.peopledaily.com.cn/International/3785665.html

Posté par Sami et Rachid à 21:32 - 4 - Articles - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les rapports commerciaux entre la Chine et l'Afrique ont franchi un cap en 2005

article tiré de :

http://www.africatime.com/afrique/nouv_pana.asp?no_nouvelle=233304&no-categorie=3

panafricain1

Les rapports commerciaux entre

la Chine

et l'Afrique ont franchi un cap en 2005
(Xinhuanet 07/01/2006) 

 

Le volume des échanges commerciaux entre

la Chine

et les pays africains devrait avoir atteint le niveau record des 37 milliards de dollars en 2005, après les 30 milliards de dollars de 2004.

Le commerce et la coopération économique Chine-Afrique sont entrés dans une nouvelle ère de croissance globale, rapide et stable depuis l'établissement, en 2000, du Forum Chine-Afrique, plate-forme de dialogue et de coopération, a précisé Yu Yingfu, officiel du ministère chinois du Commerce.

Le volume du commerce entre

la Chine

et l'Afrique a plus que triplé ces 5 dernières années, avec l'amélioration de la structure des échanges.

Sur cette période,

la Chine

a importé plus de biens et de services des pays africains qu'elle n'en a exporté vers eux en plusieurs années. Parallèlement, les biens africains arrivent en Chine a un rythme accéléré, plus rapide même que la croissance des exportations chinoises en Afrique dont les produits à forte valeur ajoutée (machines, électronique, haute-technologie, nouvelles technologies) ont représenté près de 50 % en 2005.

D'après les statistiques officielles, sur les 10 premiers mois de 2005, les exportations chinoises vers l'Afrique ont représenté 15,25 milliards de dollars, contre 16,92 milliards de dollars pour les importations provenant d'Afrique.

Selon Yu, en 2005, grâce à une plus grande stabilité politique et à la reprise économique sur le continent africain, cette zone s'est davantage engagée dans le renforcement des liens économiques avec

la Chine.

Les

bonnes relations entre les dirigeants politiques chinois et africains et l'établissement de relations diplomatiques entre

la Chine

et divers pays africains ont donné un sérieux élan au commerce bilatéral.

Par ailleurs, le gouvernement chinois encourage les entreprises chinoises à investir et à créer des joints venture en Afrique, a rappelé Yu.

D'après les statistiques officielles, sur les 10 premiers mois de 2005, les investissements chinois en Afrique dans divers secteurs (agriculture, transports, commerce, etc.) ont totalisé 175 millions de dollars.

En octobre 2005, ces investissements ont atteint la barre du milliard de dollars et

la Chine

a avec 28 pays africains des accords de protection des investissements.

Parallèlement,

la Chine

mène un grand nombre de projets de construction en Afrique.

En ce qui concerne l'aide aux pays africains, Yu a précisé que cela faisait partie de la coopération Chine-Afrique, avant d'ajouter qu'en 2006, les perspectives économiques et commerciales entre

la Chine

et l'Afrique seraient encore meilleures. Fin



Posté par Sami et Rachid à 21:48 - 4 - Articles - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

L’affaire du textile chinois

Texte issu du lien :
http://www.vox-populi.net/article.php3?id_article=133
il n’a pas suscité un grand intérêt pour notre sujet, excepté un paragraphe qui illustre la peur suscitée par les exportations massives de Chine.


l_affaire_du_textile_chinois1

voici un paragraphe de l'article en question :

L’AFFAIRE DU TEXTILE CHINOIS

vendredi 10 juin 2005, par Philippe Lheureux, Gaëlle Sartre-Doublet

En pleine crise avec

la Chine

, accusée d’inonder

la France

et l’Europe avec son textile au faible coût de fabrication, il semble difficile d’ignorer que cette tension du marché concerne également les Etats-Unis, le Maghreb, l’Europe de l’Est et le Mexique, pays à destination desquels les industriels du textile ont massivement délocalisé dans les années 90. Une nouvelle crise, mondiale celle-là, est peut-être en train de voir le jour.

 

Multinationales sans scrupules

En Europe, 375.000 emplois ont disparu dans la filière textile entre 1975 et

1995. A

lui seul, ce chiffre se dispense de tout commentaire. En effet, la grande distribution, qui représente aujourd’hui en France plus de 70 % du marché, ne les aura pas remplacés par des chefs de rayon ou des caissiers, d’ailleurs bientôt condamnés eux aussi à disparaître. Depuis le 1er janvier 2005, date où nos élus ont approuvé la levée des quotas qui bridaient les importations chinoises à faible coût, 1.350 emplois s’évanouissent chaque jour. , coupable de cet état de fait ? Il faut pouvoir l’affirmer sans honte.
Qui passe les commandes en France au détriment des travailleurs Français ? Qui leur a construit leurs usines textiles dernier cri ?
Quelque
465.000 entreprises étrangères ou sino-étrangères sont installées en Chine et bien que ce pays forme chaque année plus d’ingénieurs que

la France

ne saurait en produire, la moitié des exportations chinoises demeure sous la houlette d’investisseurs étrangers.
Les enseignes Carrefour ou Auchan, lorsqu’elles lancent via internet des appels d’offres mondiaux au "moins-disant" ignorent-elles qu’elles s’adressent à ceux qui exploitent le plus terriblement une main d’oeuvre réduite à une forme "moderne" d’esclavage ?
Règles merveilleuses de l’auto-régulation du marché qui permettraient à un consommateur-hypocrite de s’habiller à bas prix répondent en choeur enseignes et classe politique. Mais la réalité est toute autre : importateurs et distributeurs empochent des marges qui peuvent atteindre jusqu’à 45% de leur chiffre d’affaire ! Les marchandises ainsi fabriquées à moindre coût nous reviennent de fait quasiment au même prix de vente final que si elles avaient été produites en France. La différence va bien évidemment dans la poche des entreprises et de l’Etat - au détriment des travailleurs.
Les fameuses importations de textiles chinois sont tout simplement le fait de multinationales européennes qui n’hésitent pas à couler l’économie locale d’un pays pour faire toujours davantage de profits. Produire ailleurs à moindre coût et vendre aux pays "développés", telle est leur unique stratégie à court terme.

La Chine

Posté par Sami et Rachid à 21:59 - 4 - Articles - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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