Relations économiques entre la Chine et le Maghreb

La Chine et ses relations économiques avec les pays du Maghreb : où en sommes nous ?

02 janvier 2006

La vigueur des échanges commerciaux et l’amélioration de l’investissement dans les pays de l’OCDE auraient un impact positif sur

Nous avons également pu étudier le cas de l’économie marocaine à travers un article assez riche.

http://www.lopinion.ma/article.php3?id_article=10331


l_opinion
article intégrale :

La vigueur des échanges commerciaux et l’amélioration de l’investissement dans les pays de l’OCDE auraient un impact positif sur l’économie mondiale
Au Maghreb, une croissance moyenne de 3,8 % en 2005

Selon les dernières estimations établies par le FMI, la croissance de l’économie mondiale devrait s’établir à 4,3% en 2005, après 5,1% en 2004. Elle continuerait d’être relayée par la vigueur de l’économie américaine et celle des pays d’Asie, notamment

la Chine. En

revanche, le démarrage de l’activité dans la zone euro demeure lent.

En 2006, l’activité mondiale demeurerait bien orientée. Elle devrait afficher un rythme identique à celui enregistré en 2005, bénéficiant de la vigueur des échanges commerciaux et de l’amélioration de l’investissement dans les pays de l’OCDE grâce à des conditions de financement toujours favorables et à la forte progression des résultats des entreprises.

Toutefois, ce scénario central n’est pas exempt de risques. En particulier, une nouvelle hausse des cours pétroliers, provoquée par une demande soutenue ou un accident sur l’offre, pourrait peser sur la croissance mondiale, tandis que ne peuvent être occultés les risques inhérents à l’accentuation des déséquilibres mondiaux (déficit courant américain record, importance des excédents chinois et japonais). Si ces déséquilibres persistaient, les conséquences seraient une remontée des taux longs, suivie d’une baisse des prix de l’immobilier aux Etats-Unis, d’une dépréciation du dollar et donc la possibilité d’une appréciation concomitante de l’euro. Ce sont là quelques données livrées par

la Direction

des Etudes et des Prévisions Financières (DPEF), dans une récente note de conjoncture. Détails. Poursuite du dynamisme de l’activité aux Etats-Unis.

En dépit de la hausse des prix pétroliers et des effets perturbateurs des ouragans Katrina et Rita, le dynamisme de l’activité aux Etats-Unis s’est poursuivi au troisième trimestre.

Ainsi, la progression du PIB, en rythme trimestriel annualisé, est ressortie à 4,3% après 3,3% lors du trimestre précédent. Cette évolution est consécutive au bon comportement de

la FBCF

(8,8%) et à la vigueur de la consommation des ménages (4,2%). En revanche, la contribution des exportations nettes a été négative, à -0,3 point contre +1,1% au second trimestre.

Le rythme soutenu de l’activité, conjugué à l’envolée des coûts énergétiques, s’est traduit par une hausse de l’inflation. Son taux s’est maintenu au dessus de 4% en octobre (4,3% en glissement annuel, après 4,7% en septembre). L’inflation sous-jacente, bien qu’en légère hausse, reste contenue, les entreprises n’ayant répercuté qu’une partie de l’augmentation du prix de leurs inputs dans leurs prix de vente.

Dans ce contexte,

la Réserve Fédérale

ne devrait pas sur- réagir aux risques inflationnistes et ne relèverait son taux directeur qu’à un rythme modéré.

Néanmoins, les incidences négatives des ouragans sont déjà reflétées dans les indicateurs conjoncturels publiés récemment et qui laissent augurer une certaine modération du rythme de progression de l’activité américaine. L’indice des directeurs d’achats pour le secteur manufacturier (ISM) a légèrement fléchi en octobre pour s’établir à 59,1 points contre 59,4 en septembre.

De son côté, l’indice de confiance des ménages, mesuré par l’Université du Michigan, s’est redressé à 81,6 points en novembre, après avoir atteint en octobre son plus bas niveau depuis plus d’une décennie. Le redressement de la confiance des ménages américains est conforté en partie par le redressement de la situation sur le marché de l’emploi, avec une baisse du taux de chômage à 5% en octobre, après 5,1% en septembre.

Compte tenu de ces évolutions, la croissance du PIB serait de 3,5% sur l’ensemble de l’année 2005, après 4,2% en 2004. Elle devrait se modérer légèrement en 2006, pour évoluer en ligne avec son potentiel de long terme, soit 3% et ce, malgré le soutien apporté par les dépenses d’investissement liées aux efforts de reconstruction des zones dévastées par les ouragans.

Consolidation de la reprise économique au Japon

Après une progression de 0,8% au deuxième trimestre et de 1,4% au premier trimestre, le PIB japonais n’a augmenté que de 0,4% au troisième trimestre 2005. Ce tassement de l’activité s’explique par un ralentissement du rythme de progression de la consommation des ménages (0,3% en variation trimestrielle contre 0,7% au second trimestre) et une contribution négative de la demande externe à la croissance (-0,1 point), compte tenu du renchérissement des importations occasionné par la hausse des cours pétroliers sur le marché international, et ce malgré des exportations plus soutenues.

Toutefois, les perspectives conjoncturelles demeurent favorables, corroborées par l’évolution récente de certains indicateurs.

C’est ainsi que l’indicateur avancé de l’économie japonaise s’est situé en zone d’expansion en septembre, après avoir atteint en août un plus haut niveau depuis plus de cinq ans. Ceci laisse suggérer un rebondissement de l’activité industrielle, notamment celle du secteur des composants électroniques, dont la forte intégration verticale aux circuits de production régionaux lui permet de bénéficier d’une demande chinoise en plein expansion.

L’orientation positive de l’activité devrait se poursuivre sur le reste de l’année 2005. Elle serait relayée en grande partie par le bon comportement de l’investissement des entreprises dont la situation financière s’est nettement assainie. De plus, les progrès réalisés en matière de réformes structurelles, notamment en ce qui concerne le marché de travail et la restructuration des entreprises et des banques laissent augurer une croissance économique durable à même d’entraîner une sortie proche de la déflation.

Dans ces conditions, le PIB nippon devrait se stabiliser autour de 2% en 2006, compte tenu du ralentissement de la consommation des ménages qu’occasionnerait la hausse des taux de

la TVA. En

effet, la consolidation des finances publiques et la réforme des retraites et du système de santé deviennent cruciales, dans un contexte de vieillissement de la population.

Léger redressement de l’activité dans la zone euro

Dans la zone euro, la croissance économique a nettement repris au troisième trimestre, progressant de 0,6% après 0,3% lors du précédent trimestre. Cette performance est attribuable au rebond des économies allemande et française (0,6% et 0,7% respectivement) et à la poursuite du dynamisme de l’activité en Espagne (0,8%).

La croissance dans la zone euro a été relayée par l’investissement privé qui semble avoir bénéficié de la reprise des exportations , favorisée par le recul de l’euro. De son côté, la consommation des ménages a stagné, affectée par le manque de dynamisme du marché du travail et les pertes de pouvoir d’achat des ménages induites par la hausse de l’inflation.

Cependant, les dernières données d’enquête laissent suggérer un rétablissement progressif des perspectives d’activité dans la zone euro. Ainsi, les indicateurs PMI se redressent, tant pour le secteur manufacturier (52,7 en octobre après 51,7 en septembre), que pour celui des services (54,9 contre 54,7). Cette amélioration s’est inscrite en ligne avec celle de l’indicateur du climat des affaires publié par

la Commission

européenne qui est repassé au- dessus de sa moyenne de long terme en septembre. Parallèlement, la confiance des ménages s’est légèrement améliorée en octobre, quoique se situant à un niveau relativement bas.

Mais, globalement, les conditions d’une amélioration de la croissance économique semblent réunies.

Sur le plan extérieur, le maintien d’une demande externe orientée à la hausse devrait soutenir les exportations de la zone euro, dans un contexte d’amélioration de la compétitivité- prix. Sur le plan intérieur, des conditions de financement très favorables et la progression soutenue des bénéfices des entreprises devraient permettre une reprise de l’investissement productif. Il serait suivi d’un renforcement de la consommation des ménages sous l’effet de la hausse des revenus disponibles.

En 2006, le PIB de la zone euro progresserait de 1,8% et les écarts de performance entre les Etats membres s’atténueraient quelque peu. Ces derniers s’expliqueraient en grande partie par les différences de croissance potentielle, ce qui reflète les difficultés rencontrées par certains pays pour mettre en oeuvre les réformes structurelles2. En outre, une meilleure coordination des politiques fiscales, complétée par des mesures d’assainissement des finances publiques, serait de nature à instaurer une dynamique de croissance soutenue dans la zone euro, avant que les défis liés au vieillissement de la population ne se matérialisent. Légère modération de la croissance dans les pays émergents

La croissance économique demeurerait favorable dans les pays émergents et en développement, mais serait moins vigoureuse qu’en 2004. Elle s’établirait alors à 6,4% en 2005 et à 6,1% en 2006 contre 7,3% en 2004. Ce léger repli serait consécutif en particulier à une modération du rythme de progression du commerce mondial et à la prudence des principales banques centrales, afin de faire face à la hausse des prix du pétrole.

L’Asie en développement conserverait un rythme de croissance supérieur à celui des autres régions, bien que la plupart des économies accusent une relative modération de leur niveau d’activité, en raison du ralentissement de la demande extérieure et du renchérissement de leur facture énergétique. Le PIB de cette région croîtrait de 7,8% en 2005 et de 7,2% en 2006.

maintiendrait une croissance rapide (9% en 2005 et 8,2% en 2006), tirée par la progression des exportations. Dans le sillage des engagements pris dans le cadre du protocole d’accès à l’OMC, la dynamique des réformes financières dans ce pays devrait renforcer la solvabilité du secteur bancaire et améliorer la gouvernance des entreprises chinoises.

La Chine

La dynamique haussière de l’activité dans les pays émergents d’Europe observée en 2004 pourrait être freinée en 2005 dans le sillage de la modération de la croissance mondiale. Le PIB de ces pays progresserait de 4,3% après 6,6% en 2004, affecté par le tassement de la demande européenne et l’effet retardé de l’appréciation de leur monnaie. Néanmoins, la spécialisation acquise grâce aux investissements réalisés par les entreprises européennes, notamment allemandes, a permis aux pays d’Europe centrale et orientale de répondre à une demande mondiale vigoureuse dans les secteurs des biens d’équipement et des machines. Globalement, ces pays présentent d’importantes fragilités liées à l’ampleur des déséquilibres des comptes publics et courants qui pourrait faire obstacle à la poursuite de leur convergence réelle vers les pays de l’Union européenne à 15.

verrait son PIB ralentir à 5,5% en 2005 et 5,3% en 2006, après 7,2% en 2004, affecté par la dégradation du climat des affaires à la suite de l’affaire Ioukos et au tassement des exportations industrielles occasionné par l’appréciation du rouble et les contraintes de capacités

La Russie

L’activité économique en Turquie resterait bien orientée en 2005, mais afficherait un taux de progression plus soutenable, de l’ordre de 5% contre 8,9% en 2004. Il serait relayé par la progression de la demande intérieure, la contribution du commerce extérieur à la croissance étant négative en raison d’une forte augmentation des importations due principalement à la hausse des prix du pétrole.

L’ouverture officielle des négociations d’adhésion avec l’Union Européenne devrait améliorer la dynamique de restructuration économique, tout en favorisant la modernisation institutionnelle et réglementaire dans le cadre du projet européen.

La croissance du PIB devrait alors rester soutenue, aux alentours de 5% en 2006.

En Amérique latine, la croissance économique devait ralentir à 4,1% en 2005 et 3,8% en 2006, mais se maintiendrait à un niveau historiquement satisfaisant. Les pays de la région continueraient de bénéficier du regain de vigueur des investissements étrangers qui leur sont destinés et des conditions favorables de financement sur le marché obligataire international. Le Brésil et le Mexique, qui ont profité d’une expansion économique soutenue en 2004, verraient leur croissance se modérer en 2005, à près de 3,3% et 3% respectivement, pénalisée par de fortes incertitudes politiques.

Le Chili et, dans une moindre mesure,

la Colombie

resteraient sur le même rythme de croissance qu’en 2004. En Argentine, la croissance demeurerait soutenue. Néanmoins, l’inflation s’y accélère, posant un réel défi pour la politique économique.

S’agissant du Moyen-Orient, la croissance se maintiendrait au même rythme qu’en 2004 (5,4%), en lien avec la fermeté des cours pétroliers qui permettrait de conforter les excédents budgétaires et courants de ces pays. La hausse des prix pétroliers pourrait cependant peser sur les comptes extérieurs et budgétaires des pays importateurs les plus vulnérables,

la Jordanie

notamment.

Au Maghreb, la croissance du PIB s’établirait, en moyenne, à 3,8% en 2005, après 5% en 2004, affectée par l’atonie de la demande européenne et la concurrence accrue exercée sur les pays de la zone par

la Chine

sur le marché européen de l’habillement.


Posté par Sami et Rachid à 22:11 - 4 - Articles - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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